Déserts médicaux : la liberté d'installation des médecins en question

le , mis à jour à 08:40
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Déserts médicaux : la liberté d'installation des médecins en question
Déserts médicaux : la liberté d'installation des médecins en question

Le coup n'est pas passé loin. Le 19 octobre, la commission des affaires sociales a voté un amendement au projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Objectif : lutter contre les déserts médicaux, qui ne cessent de grandir. Cet amendement porté par la députée socialiste des Côtes-d'Armor Annie Le Houérou, et soutenu par 66 députés, ouvrait une brèche dans le sacro-saint principe de liberté d'installation des médecins libéraux. Très controversé dans son principe même, il visait à empêcher l'installation de nouveaux praticiens, généralistes ou spécialistes, dans les zones surdotées, avec l'espoir que les déboutés iraient s'installer ailleurs.

 

Pour les jeunes généralistes, « la contrainte n'est pas la solution »

 

La ministre de la Santé est montée au créneau pour s'y opposer. « Je pense que cette mesure est inefficace, injuste et ouvrirait la voie à des pratiques problématiques, a notamment expliqué Marisol Touraine. Pour que des médecins s'installent quelque part, ils doivent y trouver des conditions d'exercice favorables. »

 

L'amendement a finalement été rejeté, à 1 h 30 du matin vendredi, à la « grande satisfaction » des six syndicats et associations d'étudiants et jeunes médecins qui avaient déposé un préavis de grève, aussitôt levé. « Nous n'avions pas été consultés sur ce texte », regrette Camille Tricart, de l'Isnar-IMG, intersyndicale des internes de médecine générale. Pour les députés qui l'ont porté, il s'agissait d'une tentative de réponse à un problème bien réel.

 

Si en moyenne la France compte 131 médecins pour 100 000 habitants, « certains départements comme les Côtes-d'Armor n'en comptent que 77 », a souligné jeudi soir en séance publique Annie le Houérou. Les jeunes généralistes se déclarent « ouverts » pour envisager des réponses, tout en précisant que « la contrainte n'est pas la solution ». « Tout se joue pendant la ...

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  • M8252219 il y a un mois

    Les pharmaciens n'ont pas la liberté d'installation , pourquoi pas la même limitation liberté pour les médecins Ces deux professions vivent tous les deux des remboursement de la sécu

  • frk987 il y a un mois

    On est dans pays prétendu libre, on a le droit de travailler où l'on veut. Par contre le numerus clausus est du domaine de l'Etat, lorsqu'il y aura trop de médecins dans un lieu (et ce n'est le cas actuellement, même à Nice), la loi du marché fera l'éparpillement nécessaire.