Des "zadistes" de Notre-Dame-des-Landes arrêtés après une action

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    NANTES, 20 octobre (Reuters) - Une quarantaine d'opposants 
au futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) 
ont été interpellés jeudi après s'être introduits dans la 
matinée dans un cabinet d'avocats du groupe Vinci  SGEF.PA  pour 
exiger communication des éventuelles "procédures cachées" 
autorisant leur expulsion. 
    Leur occupation "pacifique" du hall d'accueil du cabinet 
Cornet-Vincent-Ségurel (CVS), à l'ouest de Nantes, s'est 
toutefois déroulée "sans heurts ni violences", a indiqué un 
salarié sous couvert d'anonymat. Le cabinet d'avocats n'a 
d'ailleurs pas l'intention de porter plainte, a-t-il précisé. 
    "Si ces décisions de justice existent, c'est uniquement en 
raison de leur refus de décliner leurs identités aux huissiers", 
ajoute cette même source. "Aujourd'hui, ils sont prêts à le 
faire, un peu en désespoir de cause, pour éviter les expulsions, 
mais ce n'était pas le cas il y a encore un an." 
    "Pour une large majorité" d'habitants de la ZAD, "aucun 
huissier" n'est pourtant passé leur signifier ces futures 
expulsions. Or, les fermes qu'ils occupent ou les cabanes qu'ils 
ont construites sans autorisation "constituent juridiquement un 
logement", d'après leur analyse juridique, et ils peuvent 
bénéficier du "droit au logement". 
    Une quinzaine de "lieux de vie", sur la soixantaine que 
compte la "zone à défendre", ont ainsi "pris les devants" ces 
dernières semaines et se sont signalés d'eux-mêmes auprès 
d'Aéroports du Grand Ouest (AGO), la filiale du groupe Vinci 
concessionnaire du projet d'aéroport.  
    Leurs habitants ont demandé à ce que les décisions de 
justice qui ont pu être prises en leur absence ces dernières 
années leur soient communiquées pour pouvoir préparer leur 
défense. 
    Le Premier ministre Manuel Valls a promis mardi que 
l'évacuation des opposants au futur aéroport de 
Notre-Dame-des-Landes se ferait comme prévu, tout en soulignant 
que l'opération serait "périlleuse".   
    Sur le terrain, les occupants de la Zad de 
Notre-Dame-des-Landes attendent de pied ferme les forces de 
l'ordre en construisant des cabanes et en se formant à la 
"défense".   
     
 
 (Guillaume Frouin, édité par Yves Clarisse) 
 

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  • dotcom1 il y a un mois

    On va encore plus rire quand ils demanderont des indemnisations pour se reloger.

  • 445566ZM il y a un mois

    On rigole bien avec la gauche au pouvoir.