Des soldats français pourraient quitter la RCA mi-septembre

le
0
LES PREMIERS RETOURS DE SOLDATS FRANÇAIS DE CENTRAFRIQUE POURRAIENT SURVENIR MI-SEPTEMBRE
LES PREMIERS RETOURS DE SOLDATS FRANÇAIS DE CENTRAFRIQUE POURRAIENT SURVENIR MI-SEPTEMBRE

PARIS (Reuters) - Les premiers retours de soldats français déployés en Centrafrique pourraient survenir dès le 15 septembre, date du déploiement de la mission de maintien de la paix de l'Onu, si la situation sur place le permet, a déclaré vendredi le commandant de la force Sangaris en RCA.

Quelque 2.000 soldats français sont déployés au sein de la force Sangaris aux côtés des 5.800 hommes de la force africaine Misca et des 430 membres de l'Eufor, qui comptent dans leurs rangs 250 militaires français.

A l'issue d'un conseil de défense tenu lundi, François Hollande a indiqué que le déploiement des forces françaises en Centrafrique serait maintenu à leur niveau actuel jusqu'à la montée en puissance de la Minusca, la force de maintien de la paix de l'Onu.

"L'opération de maintien de la paix se déclenchera le 15 septembre, nous l'accompagnerons jusqu'à ce qu'elle ait atteint sa pleine capacité opérationnelle, ce qui devrait être effectif d'ici la fin de l'année", a déclaré le général Francisco Soriano sur Europe 1.

Prié de dire si cela signifiait que des soldats français pourraient commencer à quitter le pays à compter du 15 septembre la situation le permet, il a répondu: "C'est exactement ça".

Déclenchée le 5 décembre dernier, l'opération militaire française Sangaris vise à rétablir la sécurité dans un pays plongé dans une spirale de violences intercommunautaires.

Le coup d'Etat de la Séléka, à dominante musulmane, en mars 2013, avait été suivi d'exactions commises contre les civils, notamment chrétiens. Cette vague de violences avait provoqué la réaction des anti-balaka, des milices d'auto-défense, majoritairement chrétiennes.

"La situation sécuritaire s'est améliorée depuis que nous sommes ici. A Bangui, les écoles ont rouvert, les hôpitaux fonctionnent", a estimé le général Soriano, évoquant un retour dans la capitale de certains musulmans partis se réfugier au Cameroun.

"Pour autant il reste bien évidemment encore à faire (...) on ne pourra arriver justement à une sécurité améliorée qu'à partir du moment où les trois piliers, politique économique et judiciaire, pourront prendre le relais", a-t-il ajouté.

(Marine Pennetier, édité par Yann Le Guernigou)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant