Des signes pour 2017 attendus dans le discours de Hollande

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DISCOURS DE HOLLANDE JEUDI, DES SIGNES POUR 2017 ?
DISCOURS DE HOLLANDE JEUDI, DES SIGNES POUR 2017 ?

par Elizabeth Pineau

PARIS (Reuters) - François Hollande prononce jeudi à Paris un discours sur "la démocratie et le terrorisme", l'occasion, espèrent ses proches, d'évoquer sa vision de la France tout en mettant le cap vers une candidature à la présidentielle de 2017.

Préparée depuis l'attentat du 14 juillet à Nice, peaufinée en marge de sa tournée en Asie cette semaine, l'allocution "très personnelle" du chef de l'Etat, aux dires d'un proche, sera prononcée à l'invitation des fondations Jean Jaurès et Terra Nova dans une salle parisienne.

Ces mêmes groupes de réflexion étaient à l'origine du discours du 3 mai dernier, où le président de la République avait dressé un bilan de son quinquennat.

Délivré à sept mois de l'élection présidentielle, cette intervention sera suivie à la loupe au coeur d'une rentrée politique qui voit la droite préparer sa primaire de novembre et les candidatures "anti-Hollande" fourmiller à gauche, où ses chances sont jugées minces.

Son ex-ministre de l'Economie Emmanuel Macron le devancerait nettement au premier tour de l'élection présidentielle s'il se présentait, selon un sondage TNS Sofres OnePoint pour Le Figaro et LCI publié mercredi.

Bâti autour des valeurs de liberté, d'égalité, de fraternité et de laïcité, le texte de jeudi sèmera des cailloux sur le chemin d'une nouvelle course à l'Elysée et le président confirmera - ou non - sa candidature à la fin de l'année.

"Il a donné rendez-vous aux Français au mois de décembre mais je crois qu'il faut qu'il indique le cap dès jeudi", commentait Manuel Valls mardi sur RTL.

MI-OCTOBRE

Un proche confirme la trajectoire d'un président "qui n'a pas décidé d'accélérer le calendrier d'annonce".

"En revanche, plus on va se rapprocher de la présidentielle, plus on va voir que cette conviction s'affirme", dit-il. "Sur le fond, ce qui compte ce sont les analyses, les idées, et demain, peut-être, les propositions."

Selon un député socialiste en contact avec le chef de l'Etat, ce dernier pourrait toutefois dévoiler ses intentions dès la mi-octobre, sans attendre les résultats de la primaire de la droite des 20 et 27 novembre.

"Jeudi, il posera le premier jalon de son acte de candidature. Il considère qu'autour du 15 octobre, une partie du décor sera planté, que la droite va se déchirer autour des primaires et qu’il peut en profiter en apparaissant comme le père de la Nation", a confié cet élu.

De l'avis de Manuel Valls et des ténors du PS, une candidature de François Hollande, même affaibli, est l'unique option à même de rassembler une gauche éparpillée, où les déçus du quinquennat sont légion.

"On ne s'improvise pas candidat à l'élection présidentielle, c'est une fonction majeure et on ne peut pas la préparer en divisant", a dit Manuel Valls en référence aux candidatures potentielles ou confirmées émanant notamment des ex-ministres Arnaud Montebourg et Emmanuel Macron, qui a quitté le gouvernement la semaine dernière pour se consacrer à son mouvement politique, "En Marche".

Pour le Premier ministre, c'est au président "de dire pourquoi il faut un nouveau quinquennat".

D'autres proches le poussent à se dévoiler, à l'image du président des députés PS à l'Assemblée nationale, Bruno Le Roux, qui demande "des signes rapidement sur ce qu'il veut faire et sur le projet qu'il veut porter".

"SE METTRE EN COLÈRE"

Ami de longue date du président, l'élu francilien Julien Dray l'invite à "se mettre en colère" contre les comportements "irresponsables" à gauche, quitte à "renverser la table".

"Il faut qu'il se lâche comme il le fait en privé, qu'il prenne des risques en sortant de sa réserve présidentielle, que beaucoup confondent bêtement avec une absence d'affect", déclarait-il lundi dans Libération.

Un haut responsable socialiste ne doute pas de voir François Hollande briguer un second mandat.

"Je ne vois pas comment il peut ne pas y aller", dit-il. "La République est en danger. Au moment où on est dans une guerre qui se joue sur notre territoire, je ne vois pas comment il pourrait dire 'j'ai piscine'. C'est trop tard".

Une ministre a elle aussi "tendance à penser qu'il sera candidat, mais candidat pour ne pas perdre". Elle attend du discours de jeudi "une vision de la France de demain" avec "une barre mise très haut, pour avoir un écho positif".

Etre audible : telle est la difficulté d'un président bloqué au bas des sondages - 14% d'opinions favorables, en baisse d'un point en un mois dans le baromètre YouGov pour Le HuffPost et iTELE.

La dernière enquête Ifop pour Le Journal du dimanche montre que 85% des Français interrogés ne souhaitent pas que François Hollande soit candidat en 2017, ce qui n'empêche pas 74% de penser qu'il le sera effectivement.

"La meilleure façon d'être entendu c'est d'avoir des résultats sur le plan économique, l'emploi, la sécurité, à l'international", veut croire un membre de son entourage. "Ce qui compte c'est la constance dans l'expression, que les gens reconnaissent qu'on suit le même fil".

(Avec Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse)

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  • M2266292 il y a 3 mois

    Combien de mensonges va t-il encore sortir

  • rraclot il y a 3 mois

    Les socialistes essayent de sauver leurs places... Cela fait des années qu'ils vivent aux crochets des ouvriers, grâce à la CFDT /LA CGT ET autres !!' Tous complices même dans les manifestations "De faire semblant " avec la peau des serveurs d'ordre!!

  • M9941825 il y a 3 mois

    Il faut encore un quinquennat Hollande pour que la dette soit supérieur au PIB ----que le nombre de chômeurs passe à 4 millions en catégorie A ------que les impôts et taxes prennent encore 2 points supplémentaires --------

  • M940878 il y a 3 mois

    bon on va zapper