Des sénateurs recommandent le gel des LGV en France pour 15 ans

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    PARIS, 29 septembre (Reuters) - Des sénateurs recommandent 
de geler le financement public de nouvelles lignes à grande 
vitesse (LGV) en France pendant 15 ans afin d'investir dans la 
rénovation du réseau ferroviaire, vieillissant. 
    Dans un rapport d'information publié jeudi, huit sénateurs 
de droite comme de gauche estiment indispensable de dégager 
entre un milliard et deux milliards d'euros supplémentaires par 
an pour renouveler les lignes d'un réseau dont l'âge moyen 
dépasse les 30 ans.  
    Ils évaluent que cela permettrait de porter entre 3,5 
milliards et 4,5 milliards d'euros par an pendant 15 ans 
l'effort d'investissement consenti par l'Etat et la SNCF. 
    "A force de consacrer toutes les ressources financières et 
humaines de la SNCF au développement des lignes à grande 
vitesse, notre pays a gravement négligé les autres lignes du 
réseau structurant, notamment en Ile-de-France", a déclaré 
Marie-Hélène Des Esgaulx, vice-présidente de la commission des 
Finances du Sénat, lors d'une conférence de presse. 
    "Il faut mettre le paquet sur la maintenance, on doit 
investir massivement et donc geler les lignes à grande vitesse 
pendant 15 ans", a-t-elle souligné. 
    La sénatrice a évoqué la nécessité d'assurer la sécurité des 
voyageurs, rappelant l'accident mortel de Brétigny-sur-Orge en 
juillet 2013, imputé à un défaut de maintenance selon un rapport 
d'expertise contesté par la SNCF.   
    Le groupe de travail recommande aussi que l'Etat reprenne au 
moins partiellement la dette de la SNCF, qui dépasse les 44 
milliards d'euros. Ce que le gouvernement juge désormais 
inopportun en raison de la situation des finances publiques,  
selon un rapport récemment remis au Parlement.   
    Les sénateurs font en outre valoir que le budget de l'Agence 
de financement des infrastructures de transport en France 
(AFITF) est insuffisant pour permettre à cet organisme de jouer 
son rôle, et ils préconisent l'instauration d'une nouvelle 
redevance sur les véhicules et/ou les poids lourds. 
    Sous la pression des routiers, le gouvernement a suspendu en 
2014 la mise en place d'une écotaxe sur la circulation des 
camions, qui devait servir à lever un milliard d'euros par an 
pour financer des projets d'infrastructures ferroviaires.  
 
 (Dominique Vidalon, Dominique Rodriguez pour le service 
français, édité par Jean-Michel Bélot) 
 

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  • rodan3 il y a 5 mois

    Je préconise de geler définitivement les indemnités parlementaires et les frais de fonctionnement de ces in.capables notoires qui se réveillent 10 ans aprés la fin du film ..----- Il faut aussi remplacer leur auberge 3 étoiles au Michelin par un self de cantine PTT...

  • leonprem il y a 5 mois

    encore une T... heu ... une redevance... et cette décision va sûrement aider Alstom...

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