Des sauces italiennes... mais avec des tomates chinoises

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La mention «produit en Italie» ne garantit pas l'origine des ingrédients contenus dans la préparation, explique dans Le Parisien-Aujourd'hui en France, Jean-Baptiste Malet qui dénonce dans son livre le système mafieux qui se cache derrière les produits à base de tomates.Certaines sauces Italiennes ne le sont pas tant que cela. C'est ce que dévoile le journaliste Jean-Baptiste Malet dans son livre: L'empire de l'or rouge, dévoilé dans Le Parisien-Aujourd'hui en France ce mercredi. L'auteur y révèle que l'Italie importe en effet de grandes quantités de tomates de Chine, de Californie ou encore d'Espagne. Après avoir été transformées, elles sont conditionnées dans des conserves portant la mention «produites en Italie», avant d'être vendues dans nos supermarchés. Pire l'industriel Giaguaro a, par exemple, été inquiété par la justice pour un réseau de production de faux concentré fabriqué à partir de déchets de tomates en 1997 et 2007. Pour autant, «la marque est distribuée chez Carrefour, Leclerc, Auchan, Casino et Monoprix», précise le journaliste dans son livre. Une «arnaque» mise en place par la mafia italienne Ingrid Kragl de Foodwatch, une organisation de défense du consommateur, regrette qu'il n'y ait «pas d'obligation de renseigner l'origine des fruits et légumes qui composent les plats préparés». «Notre expérience nous montre que les industriels de l'agroalimentaire jouent souvent sur l'ambiguïté ou les ruses marketing pour induire le consommateur en erreur. Ainsi, un produit «fabriqué en France» peut très bien ne contenir que des ingrédients provenant de partout sauf de France. Il suffit qu'il ait été assemblé ou emballé en France», explique t-elle au Figaro. Récemment, le mensuel 60 millions de consommateursestimait qu'en France, «une partie de la marchandise viendrait de la fraude par approvisionnement à l'importation». Il semblerait qu'il en soit de même pour l'Italie. Pour Foodwatch, «ces pratiques consistent finalement à arnaquer les consommateurs en les dupant sur la véritable composition des aliments». Lire aussi - Les arnaques au «Made in France» se multiplient Jean-Baptiste Malet l'assure, c'est la mafia italienne, où plutôt les mafias: Camorra, Cosa Nostra ou encre Sacra Corona Unita, qui sont derrière ce «trafic» d'«or rouge». Objectif: blanchir leur argent sans prendre trop de risques, les peines encourues pour faux étiquetage de conserves ne sont pas suffisamment dissuasives. Le chiffre d'affaires de ces organisations est estimé à 15,4 milliards d'euros en 2014, pour ce seul secteur, explique le journaliste toulonnais. «La criminalité dans l'agroalimentaire a pris une telle ampleur en Italie que les institutions la désignent sous le terme d'agromafia», explique t-il.

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  • NENUFARE il y a 5 mois

    c'est un peu comme ma voiture "origine France garantie" , mais quand j'ouvre le capot je vois une pièce made in italy, à côté made in slovénie, etc ... tout sauf des pièces françaises ...