Des sanctions demandées après un décès lors d'une interpellation

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STRASBOURG (Reuters) - Le Défenseur des droits en France, Dominique Baudis, recommande au ministère de l'Intérieur la prise de sanctions à l'encontre de quatre policiers impliqués dans la mort d'un homme qu'ils venaient d'interpeller en 2009 dans le Doubs.

Cette affaire fait partie des cinq cas de personnes décédées entre les mains de la police entre 2004 et 2009 qu'Amnesty International a dénoncés dans une lettre ouverte le 30 novembre.

Le collège "Déontologie de la sécurité" du Défenseur des droits estime dans une délibération récente qu'en interpellant Mohamed Boukrourou, le 12 novembre 2009 à Valentigney, les policiers "ont fait un recours inadapté et disproportionné à la force" et ont fait subir à la victime un "traitement inhumain et dégradant".

Ce Marocain de 41 ans souffrant de troubles psychiatriques s'était énervé contre son pharmacien auquel il avait lui-même demandé d'appeler la police afin de porter plainte.

Alors qu'il était allongé dans le fourgon de police, les menottes aux poignets, trois fonctionnaires s'étaient installés sur son corps pour le maîtriser.

Le quadragénaire serait décédé d'une défaillance cardiaque.

L'avocat de sa famille, Me Alain Dreyfus-Schmidt, s'est étonné de la décision rapide du Défenseur des droits, qui a eu accès au dossier de l'information judiciaire, alors que celle-ci, dans laquelle les quatre policiers sont témoins assistés, "n'avance pas", selon lui.

"On voit bien à quel point les bavures policières, on ne veut pas en entendre parler", a-t-il dit à Reuters.

Gilbert Reilhac, édité par Sophie Louet

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