Des salariés de PSA manifestent à Paris

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MANIFESTATION DE SALARIÉS DE PSA DEVANT LE SIÈGE PARISIEN DU GROUPE
MANIFESTATION DE SALARIÉS DE PSA DEVANT LE SIÈGE PARISIEN DU GROUPE

PARIS (Reuters) - Près de 2.000 salariés de PSA se sont rassemblés mercredi matin devant le siège du groupe à Paris à l'occasion d'un Comité central d'entreprise (CCE) sur le plan de suppressions de 8.000 postes en France.

Ils répondaient à l'appel des syndicats du site d'Aulnay (CGT-SIA-CFDT-CFTC-Sud), où la production doit s'arrêter d'ici 2014. Ils ont invité les salariés des autres usines, notamment celle de Rennes qui doit perdre 1.400 postes et celle de Poissy, où 700 emplois sont menacés.

Les manifestants ont descendu l'avenue de la Grande Armée, de l'Arc de Triomphe jusqu'au siège de PSA avenue de la porte Maillot, interdisant toute circulation et lâchant des fumigènes sur l'air de "on lâche rien" et en tapant sur des fûts métalliques.

"Ce plan est inacceptable et injustifié. L'attaque de PSA contre l'emploi concerne tous les sites du groupe", a déclaré Jean-Pierre Mercier, délégué CGT.

Fabrice Peufly, délégué CFE-CGC de Poissy, a voulu insister sur le sort de ce site. "Nous allons demander une expertise comptable pour obliger la direction à revenir sur le processus. On parle surtout d'Aulnay et de Rennes c'est normal, mais Poissy est aussi lourdement impacté", a-t-il dit.

Les délégués syndicaux ont estimé que la réponse à la demande d'expertise comptable devrait être positive et que ses conclusions seraient rendues à la rentrée.

"Ce serait très mauvais pour eux de dire non dans le contexte actuel", a dit Frédéric Besnard, de Force ouvrière.

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault avait demandé lundi à PSA Peugeot Citroën des "engagements forts" pour limiter l'impact de son plan de restructuration sur l'emploi, à deux jours de la négociation sociale au sein du groupe.

La journée de mercredi s'annonce cruciale pour le secteur automobile français puisque le gouvernement a présenté en conseil des ministres son plan stratégique d'aide à la filière automobile.

Gérard Bon et François Charlottin, édité par Yves Clarisse

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  • janaliz le mercredi 25 juil 2012 à 12:01

    Il paraît que l'expertise est demandée pour gagner du temps. C'est un calcul à très courte vue. Dommage pour nous que les syndicats français ne soient pas aussi responsables que leurs homologues d'outre Rhin. Il paraît qu'on a les dirigeants et les représentants que l'on mérite. Je n'ai rien fait pour mériter cela.

  • bigot8 le mercredi 25 juil 2012 à 10:39

    controle des cartes de sejours de ces manifestants de la CGT