Des résultats trimestriels clés pour les Bourses européennes

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DES RÉSULTATS TRIMESTRIELS CLÉS POUR LES BOURSES EUROPÉENNES
DES RÉSULTATS TRIMESTRIELS CLÉS POUR LES BOURSES EUROPÉENNES

par Alexandre Boksenbaum-Granier

PARIS (Reuters) - La confiance règne parmi les investisseurs pour la saison de résultats trimestriels qui débute avec plusieurs indicateurs au vert : soutien de la Banque centrale européenne (BCE), amélioration de l'environnement macroéconomique, faiblesse de l'euro et des prix des matières premières.

Cependant, les analystes considèrent que cette nouvelle saison sera déterminante pour la suite de l'année en Europe, les bénéfices des entreprises devant nourrir la croissance des marchés actions au second semestre après les récentes avancées sur le dossier grec.

"Les premières publications du deuxième trimestre 2015 seront à suivre avec attention pour quantifier le rebond des résultats (grâce en grande partie aux changes et aux matières premières) et permettre d'enrayer le retournement baissier inattendu du momentum observé en juin", estime dans une note Invest Securities.

"Alors que le consensus n'anticipe plus désormais qu'une croissance de +5,1% des bénéfices nets par action en 2015 (+12,4% en 2016), cette période sera clé pour la poursuite éventuelle d'une revalorisation sur le second semestre 2015", juge la société de Bourse.

Marqués par les incertitudes liées à la crise grecque, les analystes avaient révisé en baisse leurs attentes de résultats pour cette année au mois de juin après une inflexion plus favorable en avril et en mai.

"CONFIRMER L'INVERSION POSITIVE DE TENDANCE"

Analystes et investisseurs espèrent toutefois que cette révision ne sera que temporaire étant donné l'amélioration de l'économie en zone euro et l'atténuation de la crise grecque.

Dans un tel contexte, l'évolution des marges sera particulièrement surveillée, les investisseurs misant sur un levier opérationnel plus fort à la suite des plans d'économie et des restructurations lancés par les entreprises au cours des dernières années.

Pour le seul deuxième trimestre, le consensus vise une croissance de 6,7% des profits des sociétés européennes (contre près de 4% attendu début juin) pour une progression de 3,8% des chiffres d'affaires, selon les données de la dernière étude Thomson Reuters sur les résultats.

"Les prochaines publications devraient confirmer l'inversion positive de tendance constatée depuis l'été dernier (...) S'agissant des marges opérationnelles au premier semestre, un redressement est prévisible, d'autant que la déconvenue de l'année dernière engendre un effet de base très favorable", anticipe Oddo Securities.

RALENTISSEMENT EN CHINE

Chez Société générale également, on s'attend à un redressement des marges en Europe, en particulier en Italie et en France, où le potentiel d'amélioration de la profitabilité est supérieur à celui des groupes allemands, dont les marges sont proches de la borne haute de leur fourchette historique.

Sur le plan sectoriel, SocGen surpondère les secteurs technologiques ou encore du transport qui devraient bénéficier de la faiblesse de l'euro, tombé en moyenne à 1,0963 dollar au deuxième trimestre 2015 contre 1,3738 dollar un an plus tôt, tandis que la distribution devrait profiter d'une pression déflationniste moins forte.

Favorisés par un environnement plus porteur, le secteur financier et les groupes industriels devraient avoir tiré leur épingle du jeu, avec des croissances des résultats attendus, respectivement, à +39,3% et +21,8% pour la période avril-juin, montre l'étude Thomson Reuters.

En revanche, les résultats du secteur de l'énergie devraient avoir chuté de 30,1%, une nouvelle fois plombés par la baisse des cours du pétrole (-43,4% pour le baril de Brent entre juillet 2014 et juin 2015).

(Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Jean-Michel Bélot)

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  • M2286010 le samedi 18 juil 2015 à 09:08

    La forte baisse du prix du pétrole et celle, plus mesurée, de l' €/$, ne pouvaient que conduire à l'amélioration de la marge opérationnelle des entreprises européennes. Avec le décalage habituel, le phénomène ayant eu lieu fin 2014, début 2015, se retrouve dans les comptes du 2° trimestre et suivants.

  • zemmour- le vendredi 17 juil 2015 à 20:08

    Heureusement que a planche à billets tourne plein pot car sinon, les indices auraient disparu corps et bien ! Enfin, ce n'est que reculer pour mieux dégringoler.