Des responsables turcs en Grèce, où des migrants arrivent encore

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 (Actualisé avec Tsipras et contexte) 
    par Karolina Tagaris  et Renee Maltezou 
    LESBOS, Grèce, 21 mars (Reuters) - Des responsables turcs 
sont arrivés lundi sur l'île grecque de Lesbos, en mer Egée, 
pour contribuer à la mise en oeuvre de l'accord conclu vendredi 
dernier par Ankara et l'Union européenne pour tenter de régler 
la crise migratoire. 
    Au lendemain de l'entrée en vigueur de l'accord, 1.662 
personnes étaient arrivées sur les îles grecques à 07h00 locales 
(05h00 GMT), soit deux fois plus que la veille, selon les 
autorités. 
    "Nous devons agir très vite et avec coordination dans les 
jours qui viennent pour obtenir le meilleur résultat possible. 
L'aide en ressources humaines doit arriver rapidement", a 
souligné le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, à l'issue 
d'un entretien avec le commissaire européen aux Affaires 
intérieures, Dimitris Avraamopoulos.  
    Quatre mille personnes, dont 2.300 venant des autres Etats 
membres de l'UE, doivent participer au dispositif logistique 
prévu dans le cadre de l'accord.  
    Une structure de coordination doit être mise en place d'ici 
à vendredi et le personnel est censé arriver sur les îles 
grecques avant la semaine prochaine.  
    Peu après 04h30 du matin, une vedette des gardes-côtes a 
porté secours à 54 migrants en haute mer et les a dirigés vers 
le port. Au total, autour de 700 migrants ont été comptabilisés 
à Lesbos. 
    Les arrivants sont dirigés vers des bus des garde-côtes qui 
les conduisent vers le "hot spot" de Moria, un centre où ils 
sont enregistrés et où leurs demandes d'asile sont traitées. 
    Avant l'accord conclu vendredi entre l'UE et la Turquie, les 
migrants et réfugiés étaient libres d'aller à leur guise hors du 
camp et de se diriger vers les ferries assurant la liaison avec 
le continent.  
    Ils seront désormais maintenus dans le camp jusqu'à ce que 
leurs demandes d'asile soient traitées. Ceux dont les demandes 
ne seront pas jugées recevables seront renvoyés en Turquie à 
compter du 4 avril. 
    Pour chaque Syrien renvoyé en Turquie depuis les îles 
grecques, un autre Syrien sera réinstallé de la Turquie vers 
l'UE en tenant compte des critères de vulnérabilité des Nations 
unies. Les mouvements de défense des droits de l'homme jugent 
cette clause contraire au droit international et envisagent de 
la contester en justice.  
    L'accord de Bruxelles ne dit rien du sort des 47.000 
migrants bloqués en Grèce qui sont arrivés avant son entrée en 
vigueur. Douze mille d'entre eux attendent au poste frontière 
gréco-macédonien d'Idomeni.   
 
 (Karolina Tagaris; Eric Faye et Jean-Philippe Lefief pour le 
service français) 
 
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