Des rendements attractifs dans un contexte de taux bas, selon Syz Asset Management

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(AOF) - Les obligations subordonnées n'ont rien de nouveau pour les investisseurs obligataires, mais elles offrent désormais une taille, une diversification et une liquidité suffisantes pour constituer une classe d'actifs pleinement investissable, plusieurs facteurs contribuant à en faire une opportunité de placement attrayante, explique Antonio Ruggeri, gérant de portefeuille chez SYZ Asset Management.

Le gérant souligne qu'elles offrent un portage très attractif, avec un rendement moyen supérieur à 4% et un spread d'environ 350 points de base (pb) contre 1% et 100 pb pour les obligations d'entreprise Investment Grade en euros, et 4,5% et 400 pb pour les instruments à haut rendement.

De plus, ces spreads s'accompagnent d'un degré élevé de dispersion comparé à la dette senior, laissant aux spécialistes du crédit une plus grande marge de manœuvre pour identifier des opportunités issues d'anomalies de valorisation et générer des performances.

Comparé aux placements à haut rendement, les notations des émetteurs entrent dans la catégorie Investment Grade : bien que les obligations subordonnées se répartissent entre les catégories Investment Grade (66 %) et haut rendement (34%), les émetteurs sont généralement de grands établissements financiers et des entreprises à grande capitalisation, dont 95% bénéficient d'une notation Investment Grade.

Enfin, les valorisations demeurent très attractives d'un point de vue historique, note Antonio Ruggeri et ce même après l'importante compression des spreads intervenue après le pic des crises de 2009 et 2011. "Si l'on se concentre sur les valeurs financières par exemple, le surcroît de prime des obligations subordonnées par rapport à la dette senior était en moyenne inférieur à 50 pb avant 2008 : le risque de défaut de grands établissements financiers était globalement jugé nul, nonobstant de moindres coussins de fonds propres. Au plus fort de la crise en mars 2009, la prime a atteint un sommet de 600 pb, ce qui a motivé la modification des réglementations et la recapitalisation massive du système financier (laquelle est toujours en cours). Aujourd'hui, les obligations subordonnées offrent encore des primes comprises entre 150 et 250 pb par rapport à la dette senior (hors titres à haut rendement et CoCo) moyennant un moindre risque qu'auparavant si l'on considère les niveaux de capitalisation et les ratios d'endettement", conclut le gérant.

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