Des rebelles syriens veulent une "zone de sécurité"

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    BEYROUTH/ISTANBUL, 6 septembre (Reuters) - Les rebelles 
syriens soutenus par la Turquie souhaiteraient la mise en place 
d'une zone de sécurité dans les zones frontalières prises à 
l'Etat islamique mais cela nécessiterait un accord entre les 
Etats-Unis, la Turquie et la Russie, a déclaré mardi un 
commandant rebelle. 
    Ahmed Osman, du groupe insurgé Sultan Mourad, a également 
dit à Reuters que les rebelles soutenus par la Turquie seraient 
bientôt forcés d'affronter les milices kurdes parce qu'elles ne 
se sont pas retirées du secteur comme l'ont demandé les 
Etats-Unis et la Turquie. 
    L'armée turque a lancé le mois dernier une opération dans le 
nord de la Syrie avec pour but affiché de déloger l'EI de ses 
derniers bastions à la frontière, tout en empêchant les milices 
kurdes de progresser davantage. Ankara considère ces milices 
kurdes comme une menace. 
    La Turquie, qui est un des soutiens importants des groupes 
insurgés contre le président syrien Bachar al Assad, prône 
depuis longtemps l'établissement en Syrie d'une "zone de 
sécurité" où il n'y aurait pas de combats et qui permettrait 
d'endiguer le flux de ceux qui fuient la Syrie. 
    Selon le porte-parole du président turc Recep Tayyip 
Erdogan, les puissances mondiales n'ont pas exclu l'idée d'une 
"zone de sécurité" en Syrie lors du dernier sommet du G20 mais 
n'ont pas non plus fait preuve d'un enthousiasme particulier 
pour sa mise en oeuvre. 
    Ibrahim Kalin, qui s'exprimait sur la chaîne de télévision 
NTV, a déclaré que le président turc était favorable à une trêve 
initiale de 48 heures à Alep avec le but de la prolonger pendant 
la fête musulmane de l'Aïd al Adha qui commence dimanche. 
 
 (Tom Perry et Humeyra Pamuk; Danielle Rouquié pour le service 
français) 
 
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