Des propos prêtés à Assad sèment le trouble, Damas dément

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LA TÉLÉVISION SYRIENNE DÉMENT LES PROPOS PRÊTÉS À BACHAR AL ASSAD
LA TÉLÉVISION SYRIENNE DÉMENT LES PROPOS PRÊTÉS À BACHAR AL ASSAD

MOSCOU (Reuters) - La télévision d'Etat syrienne a démenti dimanche des propos prêtés à Bachar al Assad par l'agence de presse russe Interfax, selon laquelle le dirigeant syrien aurait dit n'avoir aucune intention de quitter le pouvoir et ajouté que la question n'était pas un sujet de discussion.

Les citations -"Si nous souhaitions renoncer, nous l'aurions fait dès le début. Nous protégeons notre pays. Cette question n'est pas un sujet de discussions"- attribuées à Assad "ne sont pas exactes et le président Assad n'a pas accordé d'interview avec cette agence", a déclaré la télévision syrienne.

L'agence russe n'a pas évoqué d'interview avec le président syrien mais le contenu de ses discussions avec une délégation de parlementaires russes reçus à Damas, à trois jours de la conférence dite de "Genève II", qui se tiendra mercredi à Montreux, en Suisse.

La Coalition nationale syrienne, principale représentation de l'opposition en exil, a accepté de participer à cette première rencontre entre les deux camps, près de trois ans après le début du soulèvement contre Bachar al Assad. Elle a ajouté que trois composantes de l'insurrection souhaitaient également y être représentées.

Damas a d'ores et déjà annoncé sa participation mais conteste l'ordre du jour, centré sur la formation d'un gouvernement de transition, et souhaite le réorienter vers la lutte antiterroriste, comme il en a informé le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon dans une lettre la semaine dernière.

Les propos prêtés au président syrien illustrent le fossé qui sépare les protagonistes avant l'ouverture des discussions.

Le processus diplomatique, parrainé par les Etats-Unis et la Russie, vise à trouver une issue à la guerre civile qui a fait plus de 100.000 morts et des centaines de milliers de réfugiés.

Les Nations unies espèrent que les négociations entraîneront une transition politique en Syrie tandis que le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, a affirmé qu'il ne devait pas y avoir de place pour Assad dans la Syrie à venir.

Alexandre Iouchtchenko, l'un des délégués parlementaires reçus par Assad, a déclaré à l'agence Itar-Tass que le président syrien avait "suggéré que ses opposants soient candidats contre lui aux élections (...) mais jusqu'à présent, personne ne l'a fait".

Thomas Grove; Henri-Pierre André et Jean-Stéphane Brosse pour le service français

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