Des proches des enfants le 26 juin à Eysines après la découverte de leurs corps

le
0

La thèse accidentelle était privilégiée mercredi pour expliquer la mort de deux cousins de 7 ans retrouvés noyés dans une piscine d'Eysines (Gironde) appartenant à la maison où leur disparition avait été constatée trois jours avant, alors qu'auditions et analyses se poursuivaient."Nous continuons à privilégier la thèse de la noyade accidentelle, mais c'est une mort dramatique et il faut savoir comment cela s'est passé exactement", a expliqué une source proche du dossier à l'AFP.La police judiciaire, saisie depuis mardi matin de l'enquête, poursuivait de ce fait mercredi l'audition de membres de la famille d'Erane et Andy, mais aussi de voisins ou encore de fonctionnaires impliqués dans les recherches des deux cousins.Elle a notamment entendu des témoins qui accréditeraient la thèse selon laquelle les enfants ont pu quitter la maison et y revenir, moment au cours duquel la noyade aurait pu se produire."On a différents témoignages qui nous les font revenir samedi soir", a-t-on déclaré de source proche du dossier.Selon le parquet de Bordeaux, les autopsies pratiquées mardi après-midi, indiquent que "les causes de la mort des deux enfants sont consécutives à une noyade" et que ces derniers sont "indemnes de toute trace de violence", ce qui permet de privilégier la thèse de l'accident. Des analyses de l'eau retrouvée dans leurs poumons sont encore en cours, afin de la comparer avec celle de la piscine et ainsi s'assurer que c'est bien là qu'ils se sont noyés. Si l'eau était d'une autre provenance, cela indiquerait qu'ils se sont noyés ailleurs et relancerait la thèse criminelle.Les résultats devraient toutefois tarder au moins plusieurs jours avant d'être connus.Les corps d'Erane et Andy ont été retrouvés mardi matin par un policier, flottant dans l'eau saumâtre de la piscine d'une maison d'Eysines, près de Bordeaux, près de trois jours après leur disparition, constatée dans cette même maison samedi.Les deux garçonnets, l'un de Bruges près de Bordeaux, l'autre de Lorient (Morbihan), étaient venus avec des membres de leur famille invités par des occupants de cette belle demeure qui appartient à un ancien footballeur des Girondins de Bordeaux, Floyd Ayité.Les enfants auraient joué avec d'autres petits, avant que leur disparition soit constatée entre 17H00 et 18H00.Selon des sources proches du dossier, il est possible que des vérifications imparfaites de la piscine n'aient pas permis de les retrouver, les corps des noyés restant souvent au fond dans un premier temps, avant de remonter à la surface. La mort remonterait à la nuit de samedi à dimanche. Les enquêteurs ont aussi interrogé mercredi des personnes impliquées dans les investigations initiales afin de comprendre comment on avait pu déclencher d'importantes recherches sans les trouver et finalement les découvrir noyés.On cherche à retracer "un emploi du temps exact" de l'enchaînement dramatique qui a conduit à leur mort.Une source proche du dossier s'est cependant étonnée mercredi du fait que la piscine n'ai pas été vidée dès le départ car c'est "le b.a-ba du métier".Selon un membre de la famille, contacté par l'AFP, au moins une partie de la famille ne veut pas croire à la thèse de la mort accidentelle."Nous ne croyons pas à la thèse de l'accident, pas du tout", a-t-il déclaré lors d'un message par SMS, sans en dire plus."J'ai envie que l'on puisse tourner la page de ce drame", a pour sa part déclaré à l'AFP la maire d'Eysines, Christine Bost, en estimant aussi que la thèse accidentelle semblait la plus vraisemblable."Il faut aujourd'hui insister sur un point: quelque 500 personnes meurent chaque année dans des piscines privées. Il s'agit d'une majorité d'enfants et pour la plupart âgés de moins de 7 ans", a-t-elle ajouté.

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant