Des prestations familiales qui favorisent trop les plus aisés

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La Cour des comptes recommande de plafonner le complément «mode de garde» de la prestation d'accueil du jeune enfant, accordée sous condition de ressources, et plaide pour un meilleur ciblage de l'allocation de base.

Traditionnellement en France, les prestations en faveur de la famille avaient pour objectif de soutenir la natalité et compenser les charges de famille. Elles ne visaient pas à réduire les inégalités de revenu. Résultat, les 16,9 milliards d'euros d'allocations familiales versées chaque année le sont sans que les ressources des parents soient prises en compte.

À côté de ce volet se sont développées des prestations qui, elles, sont versées sous condition de ressources ou modulées en fonction des revenus du foyer. Et ce bloc, constitué essentiellement de l'allocation de rentrée scolaire et des diverses mesures de la Paje (prestation d'accueil du jeune enfant), pèse pas moins de 8 milliards d'euros. Soit un tiers de l'enveloppe consacrée aux prestations familiales chaque année, l'équivalent peu ou prou du budget de la Ville et du logement…

Logiquement, ces prestations liées aux revenus devraient diminuer l'écart entre foyers modestes et aisés. Or, comme le démontre

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  • dream42 le jeudi 13 sept 2012 à 14:34

    C'est la crise...? oui, alors suppression de toutes les allocs pendant 1 an.