Des poules et des potagers sur les toits de la RATP

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Imaginez en 2020, des poireaux sur les toits et de la vigne le long des murs ! C’est le défi écologique que veut relever la RATP dans le cadre du projet «Paris-culteurs». Pari lancé : 40.000m² à végétaliser !

Avec l’élan du plan «Ville Durable» lancé par le Ministère de l’environnement, la Ville de Paris vient de lancer un appel à projet «Paris-culteurs»: l’objectif est de végétaliser «100 hectares de murs et toitures dont 30 dédiés à l’agriculture urbaine». La RATP qui veut se montrer exemplaire en matière environnementale répond présente à ce projet. Une bonne manière pour elle de mettre à profit son patrimoine immobilier puisqu’elle projette la végétalisation de 40.000 m² de ses murs et toitures, dont un tiers sera dédié à l’agriculture urbaine... Soit l’équivalent de cinq terrains de foot!

Des jardins et des potagers sur les bâtiments de la RATP, c’est possible. Plusieurs sites ont déjà été identifiés comme ayant un fort potentiel de végétalisation et si les études préliminaires se révèlent fructueuses, elles pourront aboutir à la construction d’une serre en hydroponie, chauffée grâce à la chaleur des serveurs informatiques dont la base de données serait située sous les toitures. La récompense est appréciable: des fruits et légumes de saison!

Plus précisément, deux ateliers voient leur projet déjà bien avancer au coeur de Paris. Porte d’Orléans, la végétalisation de 10.000 m² dans les ateliers Jourdan Corentin Issoire pourrait permettre d’expérimenter un modèle d’agriculture urbaine basé sur des circuits-courts et le bien-vivre ensemble, avec la contribution des habitants du quartier. Au dessus des ateliers Vaugirard dans le 15ème arrondissement, les 14.000 m² végétalisés seront composés de jardins suspendus et de plantations le long de la voie nouvelle. De quoi donner vie à un «quartier vert».

D’ailleurs, un démonstrateur d’agriculture urbaine de 250 m² a été mis en place il y a quelques mois sur les toits du siège social de la RATP dans le 12ème arrondissement de Paris, grâce à un partenariat avec Exp’AU (bureau d’expertise en agricultures urbaines), l’université AgroParisTech (Institut des sciences et industries du vivant et de l’environnement) et l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique). Le but est de tester différentes techniques d’agriculture urbaine, mais aussi d’étudier des substrats allégés conçus en matériaux recyclés et de mesurer l’impact des polluants atmosphériques sur l’air, les sols ou les cultures dans des zones urbaines denses.

Une trentaine de partenaires publics

Dans ce bâtiment, le progrès se poursuit également jusque dans la gestion des déchets: le marc de café est utilisé pour produire du compost et les déchets de la cantine d’entreprise sont récupérés pour alimenter... quatre poules (qui produisent environ 1000 oeufs par an) et quatre-vingts écrevisses (qui fabriquent de l’engrais avec leurs déjections).

Dans quelques mois, le retour d’expérience permettra d’évaluer ce qui pourra se faire à plus grande échelle sur les sites existants et projets futurs de la RATP. Aujourd’hui, une trentaine d’autres partenaires publics et privés de la mairie de Paris ont signé la charte des «100 hectares» et se sont engagés à fournir des surfaces pour développer ces projets de végétalisation et d’agriculture urbaine sur les toits, mais aussi les terrasses, au sol ou dans les parkings.

A noter enfin que l’entretien de ces jardins sur le toit revêt aussi une dimension solidaire pour les employés de la RATP. Tout services confondus, les salariés peuvent se proposer bénévolement pour suivre des courtes formations et participer à la végétalisation de leur lieu de travail. Une belle idée pour s’investir et créer des liens dans son entreprise.

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