Des policiers en garde à vue pour corruption à Lyon

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LYON (Reuters) - Onze personnes dont sept policiers ont été interpellées mardi dans l'agglomération lyonnaise et placées en garde à vue pour corruption et trafic d'influence, a-t-on appris de source judiciaire.

Ces sept policiers étaient en poste au commissariat de Vénissieux, dans la banlieue sud de Lyon.

"Deux autres personnes sont les membres d'une famille de Vénissieux connue des services de police pour divers délits dont du trafic de stupéfiants et des faits de violence", précise une source judiciaire.

Les deux dernières personnes sont des délégués du procureur qui avaient été recrutés chez d'anciens policiers à la retraite et avaient pour mission d'encadrer des jeunes dans les maisons de justice, ajoute cette même source.

Selon le site du quotidien Le Progrès, qui a révélé l'affaire, ces 11 interpellés "sont suspectés d'avoir entretenu des relations douteuses avec plusieurs membres d'une famille considérés comme des trafiquants ou des délinquants notoires, dont plusieurs ont eux aussi été arrêtés mardi matin".

L'enquête, qui s'est étendue pendant un an notamment sous forme de filatures et d'écoutes téléphoniques, vise à mettre au jour un véritable réseau de corruption. Les policiers sont suspectés d'avoir reçu des cadeaux de la part de délinquants en échanges de renseignements.

Ce coup de filet dans les rangs de la police de l'agglomération lyonnaise intervient un an après l'affaire Neyret. Le numéro 2 de la PJ lyonnaise a été depuis mis en examen pour corruption et trafic d'influence. Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a décidé la semaine dernière de le révoquer.

Selon une source judiciaire, cette nouvelle affaire qui touche les rangs de la police lyonnaise ne serait pas liée à l'enquête visant Michel Neyret.

Catherine Lagrange, édité par Patrick Vignal

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