Des Pixies enfin fringants, douze ans après leur retour

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Le groupe, « Pixies », le 7 juillet à Oeiras au Portugal.
Le groupe, « Pixies », le 7 juillet à Oeiras au Portugal.

« Head Carrier », deuxième album depuis la reformation du groupe en 2004, cultive le goût des contrastes avec énergie et enthousiasme.

Ceux qui ont croisé les Pixies, cet été, sur la route des festivals, ont pu constater l’entrain avec lequel le quatuor américain – pas spécialement réputé, jusque-là, pour ses élans confraternels – se jetait, en ce moment, dans ses concerts. Un plaisir de jouer régénéré témoignant de la complicité semblant aujourd’hui unir Charles Thompson – alias Frank Black ou Black Francis (chant, guitare) –, Joey Santiago (guitare), David Lovering (batterie) à leur bassiste américano-argentine, Paz Lenchantin, incorporée dans le groupe en 2014, après le départ de la cofondatrice Kim Deal et les intermèdes Simon Archer et Kim Shattuck.

Cet appétit collectif rayonne aussi dans Head Carrier, deuxième album des Pixies depuis leur reformation, en 2004, après douze ans de séparation. Une envie de croquer dans les refrains qui manquait un peu à son prédécesseur, Indie Cindy (2014), première tentative du groupe de retâter à la création, après des retrouvailles dont les dix premières années furent d’abord consacrées à faire fructifier le passé. Pas indigne mais irrégulier, le disque du grand retour avait sans doute souffert des fâcheries avec Deal et de l’instabilité qui en découlait. Les douze bombinettes de Head Carrier, bouclées en général en moins de trois minutes, explosent cette fois avec un rafraîchissant enthousiasme.

Distorsions abrasives et mélodie Certes, inutile d’espérer le choc esthétique qui avait saisi à l’époque des séminaux Surfer Rosa (1988) et Doolittle (1989), boussoles dé...

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