Des pistes d'Afghanistan aux tranchées de 14, le cinéma sent la poudre

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Des pistes d'Afghanistan aux tranchées de 14, le cinéma sent la poudre
Des pistes d'Afghanistan aux tranchées de 14, le cinéma sent la poudre

Chaque mercredi, La Matinale vous présente un choix de films à voir sur grand écran.

Il sera question de guerre cette semaine. Vue de loin, certes, mais de guerre quand même. Les sœurs Coulin racontent un retour d’Afghanistan, à travers deux jeunes combattantes de l’armée française, François Ozon remonte plus loin dans le temps, jusqu’aux lendemains douloureux de la première guerre mondiale. Et si l’on passe par le Texas, grâce à l’incursion d’un Ecossais dans le western contemporain, là aussi le sang et les larmes couleront.

C’EST LA GUERRE À LA PLAGE : « Voir du pays », de Delphine et Muriel Coulin

Dans un hôtel balnéaire, à Chypre, une section de fusiliers marins de retour d’Afghanistan doit se débarrasser de ses mauvais souvenirs avant de rentrer en France. Commune à beaucoup d’armées occidentales, la pratique du « sas de décompression » fournit à Delphine et Muriel Coulin la matière de leur second long métrage, après 17 filles. Centré sur deux personnages féminins incarnés par Ariane Labed et Soko, Voir du pays examine avec une curiosité dépourvue aussi bien de cruauté que d’indulgence le fonctionnement d’une armée moderne, dans laquelle les femmes sont censées être les égales des hommes. Jouant des contrastes entre la tragédie toute proche dans le temps et le paradis artificiel des vacances méditerranéennes, sur l’opposition entre deux actrices (l’une fonce, l’autre pense), les réalisatrices réussissent un film qui ne ressemble en rien au reste de la production française, à la fois rationnel et bouleversant, analytique et instinctif. Thomas Sotinel ...

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