Des partisans hispaniques de Trump découragés par son discours

le
0
    WILMINGTON, Ohio/WASHINGTON, 1er septembre (Reuters) - 
P lusieurs personnalités républicaines d'origine hispanique ont 
annoncé jeudi leur retrait du camp Trump après les propos tenus 
par le candidat, qui continue de défendre ses positions 
anti-immigration. 
    Alfonso Aguilar, membre d'un groupe conservateurs de défense 
des intérêts des hispano-américains s'est dit jeudi "déçu et 
trompé" par le discours prononcé mercredi à Phoenix par le 
candidat républicain et a estimé que ces propos avaient ôté tout 
espoir aux conservateurs "latinos" de voir l'homme d'affaires 
assouplir sa position. 
    Avec des sondages d'opinion avant ce discours déjà 
défavorables à Donald Trump, le retrait de ceux qui pensaient 
continuer de le soutenir témoignent de ses difficultés à élargir 
son électorat aux minorités et aux électeurs modérés. 
    Alfonso Aguilar a expliqué qu'il s'attendait à ce que Donald 
Trump adopte une attitude plus conciliante vis-à-vis des 
immigrés clandestins. 
    "Au cours des deux derniers mois, il a dit qu'il 
n'expulserait pas ceux qui n'ont pas de casier judiciaire. Il a 
dit qu'il traiterait les immigrants sans-papiers qui n'ont pas 
de casier avec humanité et compassion", a dit sur CNN Alfonso 
Aguilar, qui dirigeait l'office de la citoyenneté lorsque George 
W. Bush occupait la Maison blanche. 
    Tout en disant s'opposer aux positions défendues par la 
candidate démocrate, Hillary Clinton, Alfonso Aguilar a annoncé 
qu'il ne soutiendrait pas Donald Trump. 
    A Phoenix, le candidat républicain a martelé que la seule 
solution à la disposition des immigrés clandestins était de 
quitter le pays et de formuler une demande pour entrer à nouveau 
sur le territoire américain. Il a également réitéré son projet 
visant à construire un mur à la frontière américano-mexicaine. 
  
    Jacob Monty, un juriste texan qui a conseillé Donald Trump, 
a lui aussi annoncé qu'il cessait de le soutenir. 
    "Rien dans son discours n'était favorable aux entreprises", 
a-t-il regretté sur la chaîne de télévision MSNBC. "Nous 
espérions voir cette lueur d'espoir que nous avions perçue 
lorsque nous l'avons rencontré il y a une semaine et demi, mais 
elle n'est jamais apparue." 
 
 (Emily Stephenson,; Nicolas Delame pour le service français) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant