Des parlementaires demandent à Hollande de reconnaître la Palestine

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    PARIS, 26 février (Reuters) - Plus de 150 parlementaires 
français de tous bords politiques demandent à François Hollande 
de reconnaître l'Etat de Palestine avant la fin de son 
quinquennat, dans une lettre adressée au chef de l'Etat et 
publiée par le Journal du Dimanche.  
    "La France doit marquer sa volonté de sortir de l'impasse 
sur ce conflit [entre Israël et Palestine] en réaffirmant 
solennellement, au nom du droit inaliénable à 
l'autodétermination, que le peuple palestinien est fondé à se 
doter d'un État", écrivent-ils. "Il en va du respect du droit 
international comme de la sécurité d'Israël." 
    "Vous l'avez dit vous-même, Monsieur le Président, 'seules 
les négociations bilatérales peuvent aboutir'", poursuivent les 
153 signataires. "Il est donc temps que ces négociations se 
déroulent sur un pied d'égalité, d'État à État. La France ne 
peut prôner dans ses expressions officielles la solution à deux 
États et n'en reconnaître qu'un seul. Nos actes doivent 
désormais suivre nos mots." 
    "Monsieur le Président, montrez-vous à la hauteur de l'enjeu 
et ne manquez pas ce rendez-vous avec l'Histoire, en 
reconnaissant dès à présent l'État de Palestine." 
    Parmi les élus signataires figurent des députés et sénateurs 
représentants la plupart des groupes politiques (Les 
Républicains, Le Parti socialiste, Europe-Ecologie-Les Verts ou 
encore le Parti communiste français).  
    A l'heure actuelle, 137 pays ont reconnu la Palestine en 
tant qu'Etat, selon la mission permanente d'observation de la 
Palestine auprès de l'Onu.  
    En France, le parlement a adopté en décembre 2014 une 
résolution non-contraignante invitant le gouvernement à le 
faire. 
    En janvier 2016, Laurent Fabius, alors ministre des Affaires 
étrangères, avait prévenu que la France reconnaîtrait l'Etat 
palestinien en cas d'échec de l'initiative française de relance 
des pourparlers entre les deux parties, au point mort depuis 
avril 2014. 
    Une position nuancée depuis par son successeur au Quai 
d'Orsay, Jean-Marc Ayrault, qui a assuré que la reconnaissance 
de l'Etat palestinien ne serait pas "automatique". 
    Pour l'heure, deux candidats à l'élection présidentielle 
d'avril-mai, Benoît Hamon (PS) et de Jean-Luc Mélenchon (La 
France insoumise), ont inscrit la reconnaissance de l'Etat 
palestinien dans leur programme.  
 
 (Marine Pennetier, édité par Jean-Philippe Lefief) 
 
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