Des parents d'élèves soutiennent l'enseignant suspendu

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BORDEAUX (Reuters) - Des parents d'élèves ont apporté mardi leur soutien à un professeur de français d'un collège de Montmoreau-Saint-Cybard (Charente) "suspendu à titre conservatoire" la veille pour avoir soumis à ses élèves de 3e un sujet de rédaction controversé.

Les élèves étaient invités à se mettre à la place d'un adolescent suicidaire.

Les parents affiliés à la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE) et à l'Amicale des parents d'élèves, qui se sont réunis lundi soir, ont décidé de demander le retour immédiat du professeur à son poste.

"La réalité est que les élèves comme les parents sont attachés et apprécient les qualités de ce professeur" et "l'ampleur du déferlement médiatique est démesurée et très inadaptée car elle ne reflète en aucun cas la réalité", expliquent les associations dans un communiqué.

Les parents d'élèves ajoutent que l'établissement "a toujours été un collège dynamique et pilote dans de nombreux domaines" et que "l'équipe n'a de cesse de favoriser le dialogue avec les familles et l'ensemble des partenaires".

Elles recommandent aux familles "de rencontrer directement le collège pour toute problématique".

Le professeur, qui a été entendu lundi après-midi par le directeur académique de l'Education nationale en Charente, a été suspendu "dans l'attente de l'enquête administrative", a précisé une porte-parole du rectorat de Poitiers.

"Vous venez d'avoir 18 ans. Vous avez décidé d'en finir avec la vie. Vous décrirez tout le dégoût que vous avez de vous-même. Votre texte retracera quelques éléments de votre vie à l'origine de ce sentiment".

Tel était l'énoncé du sujet proposé le 22 octobre dernier par ce professeur âgé d'une trentaine d'années.

C'est par une lettre anonyme que plusieurs parents d'élèves avaient saisi les services de l'Education nationale jeudi dernier. L'information avait été rapportée par le quotidien La Charente Libre.

Claude Canellas, édité par Sophie Louet

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  • paumont1 le mardi 11 déc 2012 à 17:11

    Je ne comprend pas qu'en 2012, on réclame encore une forme de censure. Aucun sujet ne devrait être tabou et surtout pas celui-là. C'est en parlant, en racontant son histoire que l'on peut prendre de la distance vis à vis de sa souffrance, il me parait donc bon ce sujet de dissertation et je ne comprend pas qu'on puisse réclamer le départ d'un professeur qui a osé le voile sur ce tabou, le suicide des jeunes.