Des opposants syriens cherchent à transmettre des preuves

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DES OPPOSANTS SYRIENS CHERCHENT À TRANSMETTRE DES PREUVES D?UNE ATTAQUE AU GAZ
DES OPPOSANTS SYRIENS CHERCHENT À TRANSMETTRE DES PREUVES D?UNE ATTAQUE AU GAZ

BEYROUTH (Reuters) - Des opposants syriens disent avoir prélevé des échantillons sur les victimes des attaques au gaz présumées de mercredi près de Damas, qu'ils essaient de faire parvenir à une équipe d'experts en armes chimiques de l'Onu présente dans la capitale syrienne.

"L'équipe de l'Onu a parlé avec nous et depuis, nous avons préparé des échantillons de cheveux, de peau et de sang et nous les convoyons à Damas grâce à des messagers de confiance", a déclaré vendredi Abou Nidal, un opposant s'exprimant d'Arbin, une ville sous contrôle rebelle.

L'opposition syrienne accuse les forces loyalistes d'avoir effectué plusieurs attaques chimiques et tué des centaines d'habitants dans la plaine de la Ghouta, à l'est de Damas, lors d'une offensive lancée dans la nuit de mardi à mercredi contre les zones de la périphérie de la capitale sous contrôle rebelle.

D'autres opposants dans la région disent eux aussi avoir préparé des échantillons mais ajoutent qu'ils n'ont pas trouvé le moyen de pénétrer dans l'hôtel où sont logés les inspecteurs.

"Nous sommes bombardés et en plus, la Ghouta est encerclée par les checkpoints du régime. Mais même ça ce n'est pas un problème, on peut se débrouiller pour faire sortir les échantillons", explique Abo Mohamed, du faubourg de Harasta.

"Le problème, c'est la localisation de la commission de l'Onu dans l'hôtel. Ils sont sous bonne garde, surveillés par les gorilles du gouvernement."

Les opposants précisent qu'ils ont aussi pris, en plus des échantillons, des photographies des sites bombardés, des prélèvements du sol et des témoignages écrits.

Les Nations unies ont une équipe d'experts en armes chimiques présente depuis dimanche à Damas pour déterminer si des armes chimiques ont précédemment été utilisées dans le conflit syrien, qui a fait plus de 100.000 morts depuis 2011.

L'Onu s'efforce désormais d'élargir son mandat pour qu'elle puisse enquêter sur l'attaque présumée de mercredi, qui aurait fait entre 500 et plus de 1.000 morts.

Le gouvernement syrien n'a pour l'heure donné aucune réponse à ces demandes. La Russie, alliée de Damas, a annoncé avoir demandé à Damas de coopérer avec les experts et d'autoriser une enquête.

Erika Solomon; Jean-Stéphane Brosse pour le service français

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  • JUFRABRE le vendredi 23 aout 2013 à 14:00

    Les preuves on les a depuis le mois de juin, où il a été prouvé qu'il y avait eu une attaque au gaz sarin. Quelle fou.taise et quelle lâ.cheté des états "démocratiques"...

  • baljo le vendredi 23 aout 2013 à 13:31

    http://www.voltairenet.org/article179901.html

  • baljo le vendredi 23 aout 2013 à 13:26

    Échantillons a envoyer au journal LeMonde qui eux ont l'expertise...