Des opposants au projet d'aéroport, le 17 novembre 2012 à Notre-Dame-des-Landes

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Les reconstructions de cabanes, en vue de la réoccupation de la zone du futur aéroport Grand Ouest à Notre-Dame-des-Landes, se sont poursuivies dimanche au lendemain de la manifestation d'ampleur des opposants, a constaté un journaliste de l'AFP. Samedi, la manifestation a réuni entre 13.000 et 40.000 opposants. Dimanche, plusieurs centaines de personnes étaient encore sur place après avoir passé la nuit dans des voitures, des caravanes, des camionnettes, des tentes de camping ou dans des maisons occupées sur le site.Au petit matin, les opposants ont repris la construction de plusieurs bâtiments. Deux ont déjà été partiellement érigés au lieu-dit La Lande de Rohanne: des maisons en bois sur pilotis avec des tranchées, qui seront isolées avec des ballots de paille. "Les constructions vont se poursuivre les jours et les semaines qui viennent pour réoccuper le terrain après les destructions" depuis la mi-octobre de plusieurs sites squattés, a déclaré Jérôme, un des occupants les plus anciens de la ZAD, la Zone d'aménagement différé dédiée au projet d'aéroport et rebaptisée par ses opposants "Zone à défendre". "On construit une grande cabane pour les réunions, les assemblées générales, et d'autres petites qui permettront aux gens de se loger, il y aura des blocs sanitaires et des cuisines", a décrit Jérôme."Là où se déroule la réoccupation, on est au coeur du projet. Pas loin des cabanes il y aura les pistes, la tour de contrôle, les duty-free si le projet se fait, tout ce qu'on ne veut pas. C'est pourquoi on ne lâchera pas, c'est le village des irréductibles qui est en train de se reconstruire", a poursuivi l'opposant.Selon lui, ces terrains sont protégés par un moratoire, conséquence d'un accord politique conclu au printemps dernier à l'issue d'une grève de la faim d'opposants "historiques" (exploitants, propriétaires ou locataires "légaux" en cours d'expropriation).Ce moratoire conclu avec les collectivités locales socialistes empêche toute expulsion tant que des recours contre le projet déposés à la date de cet accord ne sont pas arrivés à leur terme. Et selon les opposants il y a encore plusieurs recours à l'étude. Dès samedi, les autorités ont rappelé que "la situation des nouvelles constructions serait étudiée au cas par cas pour savoir quelle réglementation s'applique, si elles peuvent être détruites immédiatement ou à l'issue d'une procédure juridique". Elles ont "vocation à disparaître", a clairement indiqué la préfecture de Loire-Atlantique.

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