Des nouvelles normes qui tendent vers la «réversibilité» des logements

le
0

La ministre Sylvia Pinel a annoncé la publication d’un décret qui simplifie les régles d’accessibilité applicables aux logements neufs. Au programme : amélioration des bâtiments et solutions innovantes.

Des nouvelles normes de logement neuf qui devraient faire consensus. C’est en tous cas le message de Sylvia Pinel, ministre du Logement, de l’Égalité des territoires et de la Ruralité en annonçant la publication d’un décret, ce 24 décembre, dont la totalité du contenu est disponible en ligne sur le site du gouvernement. Qu’est-ce qui va vraiment changer? Entre amélioration des bâtimens et solutions innovantes, Le Figaro Immobilier fait le point.

À l’intérieur des bâtiments résidentiels, plusieurs nouveautés, dont la détection des marches dans les parties communes ou l’obligation de boucle magnétique et de retour visuel dans les interphones. Ces mesures sont destinées à faciliter le quotidien des personnes malvoyantes ou malentendantes. Des solutions techniques innovantes - alternatives à celles prescrites par la réglementation - pourront désormais être proposées par les maîtres d’ouvrage, dès lors qu’elles répondront favorablement à l’objectif d’accessibilité et de sécurité, et après avis de la commission départementale d’accessibilité.

Adaptation possible concernant la surface des sanitaires

Il existe toutefois des exceptions, et certaines règles d’accessibilité peuvent être adaptées, comme la surface des sanitaires, lors de l’achat d’un logement neuf sur plan, dès lors qu’une personne handicapée peut y rentrer et que la remise aux normes peut se réaliser facilement. Les logements situés au 2ème étage d’un bâtiment de deux niveaux pourront quant à eux déroger aux normes d’accessibilité, pour assurer le maintien de ce type d’immeubles dans les secteurs peu denses.

Ce décret était attendu depuis longtemps par les professionnels. En plus de répondre à la diversité des situations et des demandes des clients, ce décret est aussi symbolique parce qu’il est tourné vers le logement «du futur». «On fait un pas en avant vers la réversibilité des logements et la problématique de l’hétérogénéité», explique au Figaro Immobilier Alexandra François-Cuxac, présidente de la FPI. «Dans les logements neufs, chaque pièce doit pouvoir être réversible afin que son occupant puisse l’utiliser selon les besoins. C’est une adaptation clef pour construire le logement de demain», précise-t-elle.

Sur cette notion de réversibilité, des solutions vont encore plus loin. À l’occasion du SIMI (Salon de l’immobilier d’Entreprise), le groupe Vinci Construction présentait un projet du nom de CONJUGO. Cette fois, il ne s’agit plus uniquement de rendre modulable un mur ou un logement, mais de rendre évolutif et «réversible» l’ensemble d’un bâtiment. Le but: transformer au gré des usages un bâtiment, afin de le convertir de bureaux en logements.

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant