Des milliers de migrants bloqués à la frontière gréco-macédonienne

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    par Lefteris Papadimas 
    ATHÈNES, 22 février (Reuters) - Des milliers de migrants 
étaient bloqués lundi dans le nord de la Grèce après 
l'instauration par la Macédoine de nouvelles mesures de contrôle 
à la frontière, ont déclaré des témoins. 
    Près de 5.000 personnes sont massées dans deux localités du 
nord de la Grèce et les organisations humanitaires ont prié 
4.000 autres migrants de ne pas prendre la direction du Nord de 
crainte que s'y forme un goulot d'étranglement. 
    "Notre principale crainte est que ces 4.000 migrants qui se 
trouvent à Athènes viennent ici alors que nous sommes débordés", 
a déclaré Antonis Rias, coordonnateur de Médecins sans 
frontières. 
    La route des Balkans, empruntée par les migrants qui 
cherchent à se rendre dans le nord de l'Europe, est de plus en 
plus difficile d'accès depuis que les pays de la péninsule ont 
durci les conditions de passage de ceux qui n'arrivent pas de 
pays en guerre. 
    Un migrant qui dit venir d'Alep, en Syrie, a expliqué que la 
police macédonienne l'avait empêché de franchir la frontière car 
il ne disposait pas de passeport. 
    "J'ai tout perdu pendant la guerre. Je n'ai pas de papier", 
a-t-il dit, refusant de donner son nom. Il explique avoir obtenu 
un justificatif d'enregistrement lors de son passage sur l'île 
grecque de Lesbos. 
    La Macédoine a érigé deux clôtures métalliques le long de sa 
frontière, au principal point de passage emprunté par les 
migrants en provenance de Grèce. 
    Le ministre grec des Migrations, Yannis Mouzalas, a critiqué 
les mesures prises par les pays voisins de la Grèce qu'il accuse 
de fuir leurs responsabilités. 
    "Non seulement les pays du groupe de Visegrad (Hongrie,  
Pologne, Slovaquie et République tchèque) n'accueillent pas un 
seul réfugié, mais ils n'envoient même pas une seule couverture 
ou une tente et n'ont pas envoyé un seul policier pour renforcer 
l'agence Frontex chargée de surveiller les frontières de 
l'Union." 
 
 (Nicolas Delame pour le service français) 
 
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