Des micro-architectures pour égayer le quartier de la Défense

le
0

EN IMAGES - Pour la troisième édition de la biennale de création de mobilier urbain «Forme Publique», la Défense accueille pour un an cinq nouvelles installations extérieures : des abris et même une immense table de travail à découvrir et à utiliser !

Cette année, la Biennale de création de mobilier urbain de la Défense organisée par Defacto s’est tenue autour du thème «Village Global». A l’honneur, trois notions que composent l’abri protecteur, le travail hors-champ et les stations de mobilité ont été la source de la réflexion et de la conception des nombreux candidats, designers et architectes invités à participer. Le 28 juin dernier, les cinq projets lauréats ont été dévoilés. Au programme, trois abris et deux espaces extérieurs de travail qui s’insèrent comme de véritables des micro-architectures au sein du gigantisme de la Défense. Le Figaro Immobilier vous propose de les découvrir.

Des abris basculés

Imaginez une seule et même forme qui bascule sur quatre faces. Ces «abris basculés» pensés par les jeunes designers Aurélie Chapelle et David Machado culminent à 3,50 mètres de hauteur et offrent une surface de 5m2 chacun. Composés d’une structure en métal peint noir et habillés de panneaux en stratifié compact, ces quatre micro-architectures deviennent successivement garage à vélos, cabine miroir, banc abrité et espace de cadrage pour l’installation Cheminée Végétalisée d’Édouard François, issue de la biennale de l’année 2003. Tous les abris adoptent un même code de couleur, entre l’intérieur gris et l’orange, ainsi que l’extérieur bleu.

Un observatoire de quiétude

Répondant au doux nom de «La rue des Utopies», ce projet est le fruit de travail de Florian Lopez et Constantinos Hoursoglou, deux designers de la Compagnie des rues. Ceux-ci ont construit un abri sur l’esplanade de la Défense qui se veut être un véritable espace de repos et de décontraction, déconnecté du reste des lieux. La structure en aluminium de lames de bois prend la forme d’une promenade-observatoire qui «suscite par la taille un sentiment d’intimité» et l’idée d’«un espace hors-champ comme hors-temps», comme le décrivent les deux artistes. Les matériaux utilisés sont bruts, sans coloration pour un meilleur recyclage et la promenade se prolonge sur une durée d’environ 60 mètres, dans le bosquet de tilleuls situés près de la sortie Esplanade.

Des refuges climatiques

«Les refuges de la Défense» sont le projet des architectures Maia Tuur et Yoann Dupouy de l’agence TU-DU. En complète rupture avec les immenses tours et immeubles avoisinants, ces qautre structures rappellent l’allure des maisons traditionnelles grâce à leur toit à double pente, et répondent ainsi parfaitement à l’idée de «Village» qui domine cette biennale. Semie-mobile, chaque structure métallique qui s’appuie sur deux pieds dont une roue, peut tourner sur elle-même à 360 degrés. Ainsi, le soin est laissé aux utilisateurs d’optimiser leur positionnement face au soleil, à la pluie et au vent. D’un côté, une assise basse est proposée tandis que de l’autre, on trouve une tablette haute.

Conçus comme des kits démontables revêtus de bois à l’intérieur et de métal à l’extérieur, ces quatre refuges sont également des points d’orientation géographique. Ils permettent au public de situer les immeubles de La Défense ou d’ailleurs, à l’aide de leurs coordonnées géographiques et au sol, grâce à un marquage des points cardinaux.

Une immense table de réunion

C’est ici une immense table de travail que l’on découvre avec le designer Alexandre Moronnoz qui a nommé son projet «Big Board». Offrant la possibilité de se réunir en plein air, cette structure se rattache à l’idée d’un «travail hors-champ» et peut devenir pour ceux qui le souhaitent, un véritable espace de coworking qui se métamorphose selon les usages. À la fois table et podium sur lequel chacun peut monter, lieu de rencontre et scène publique, ce projet en métal et bois se veut être une micro-architecture que l’on peut s’approprier individuellement ou en petit groupe, grâce à son banc et sa table circulaires. Repérable par sa couleur jaune sur l’esplanade de La Défense, le gigantesque cadran solaire de 13 mètres de diamètre par 2,5 mètres de hauteur est protégé par une cloison pénétrable et transparente en lanières PVC.

Des plateformes de travail urbaines

Conçues comme des îles en bois naturel qui s’implantent de manière inattendue sur la dalle de La Défense, ces plateformes pensées par le designer Pawel Grobelny veulent offrir un nouveau lieu pour travailler confortablement à l’extérieur des immeubles de bureaux, avec un ordinateur portable, des documents ou tablettes. Implantées en trois endroits différents du quartier de La Défense, une des plateformes est partiellement suspendue au-dessus de la piscine artificielle de la Place Henri Regnault et effleure l’eau pour créer de nouvelles perspectives pour les utilisateurs. Chacun peut y travailler face à la surface reposante du bassin, comme sur un ponton en bois qui forme une assise et un plan de travail. Les deux autres plateformes situées sur l’axe historique offrent une vue surprenante sur l’Arc de Triomphe.

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant