Des marques auto s'emparent du filon des vélos électriques

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Plusieurs grandes marques du domaine ont fait le choix du développement d'un vélo à assitance électrique depuis 2009. Elles parient sur un marché boosté notamment par les subventions publiques.

E-Bike, c'est le petit nom que Michelin a choisit de donner à son tout premier vélo pliable électrique commercialisé dès le 1er octobre sur Internet. Un retour aux sources, puisqu'en 1891, le premier pneu Michelin était destiné aux vélos. Le spécialiste du pneu s'est associé à la société iséroise Impex pour développer le véhicule pendant trois ans. Vendu 1390 euros, il comporte une chambre à air carrée et bosselée qui «annule les effets d'une crevaison» et se positionne en milieu de gamme sur un segment de produit dont les prix varient entre 800 et 3000 euros.

Il s'est vendu 30.000 vélos à assistance électrique (VAE) en 2011 en France, pour un total de 3,2 millions de cycles écoulés et au premier semestre 2012, la catégorie des vélos «mobilité urbaine» dont font partie les VAE, progresse de 3,5% selon un rapport récent du Conseil National des Professions du Cycle. Le chiffre d'affaires progresse de 60% par an et en mai 2011, le président du conseil du CNPC assurait que c'était «le produit qui progresse le plus sur le marché du vélo» depuis 2008. «L'offre s'est extrêmement diversifiée et la demande en vélos électriques est forte» atteste Frédéric Dumas, gérant de l'enseigne Freemoos, spécialiste parisien de ce type de deux roues. Incontestablement, le marché du vélo électrique est en plein boom et de nombreuses marques ont flairé le filon.

Outre les leaders du segment comme Matra, Sparta, Batavus ou Gitane, des enseignes du domaine de l'automobile choisissent de développer leur vélo électrique. Volkswagen a par exemple sorti son Bike E dès 2010, Smart commercialise depuis deux ans son propre VAE, disponible en concession depuis le 15 septembre 2012. Peugeot avait lancé le H2B Hybrid en novembre 2009.

25 % du prix d'achat remboursé par des collectivités

Plusieurs éléments favorisent les ventes de ce type de vélo. Du point de vue technique, le vélo électrique est aujourd'hui arrivée à maturité. Les batteries sont de plus en plus performantes, certaines confèrent une autonomie allant jusqu'à 150 kilomètres parcourus. «Le VAE se démocratise, les modèles sont désormais plus fiables qu'avant» confirme le responsable de la communication de Decathlon France, Jean-Jacques Manceau.

L'action de certaines collectivités locales désireuses de soutenir les modes de déplacement écologiques contribue aussi à l'essort du marché. De nombreuses communautés urbaines comme Lyon, Nice, Nantes ou Rodez subventionnent l'achat d'un vélo électrique neuf par un particulier, généralement à hauteur de 25% du prix d'achat. À Paris, cette offre se termine le 2 novembre prochain, à Lyon elle est valable jusqu'en janvier et à Toulouse, elle est entrée en vigueur le 20 septembre, pour une durée de trois ans. 6130 subventions de ce type ont été accordées entre novembre 2009 et août 2012 dans la capitale.

L'augmentation des coûts de transport et notamment le prix des carburants incite également les habitants des zones urbaines et péri-urbaines à recourir au vélo plutôt qu'à la voiture.

Ceux qui restent réticents à l'idée d'abandonner leur vélo classique, des «kits» permettant d'électrifier un deux-roues existants! Coûtant en moyenne 1800 euros, ce type de dispositif - notamment commercialisé par BionX - comprend une roue moteur, une batterie, une console de commande et le câblage nécessaire à l'installation.

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  • frk987 le lundi 1 oct 2012 à 09:41

    Surtout sur les trottoirs, ça va être super !!!

  • agalich le lundi 1 oct 2012 à 09:07

    C'est chouette pour les piétons: un vélo électrique en plus dans la ville, c'est une voiture fumante en moins !