Des marionnettes animées dans la cour des grands

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Une scène du film d'animation français de Claude Barras, « Ma vie de courgette ».
Une scène du film d'animation français de Claude Barras, « Ma vie de courgette ».

Tourné en stop motion, « Ma vie de courgette » de Claude Barras évoque avec finesse et légèreté le destin touchant d’un enfant placé en foyer.

Inspiré du roman de Gilles Paris (Autobiographie d’une courgette, Plon, 2002), scénarisé par la réalisatrice Céline Sciamma (Bande de filles, 2014), réalisé par Claude Barras, dont c’est le premier long-métrage, Ma vie de courgette, nonobstant la médiocre fantaisie gustative de cette cucurbitacée, se recommande.

Il y règne, pour les amateurs du genre, cette atmosphère pimpante, douce et savoureuse qu’on trouvait déjà dans le multiprimé Le Génie de la boîte de raviolis, un court-métrage du même auteur de 2006.

Voici de quoi il retourne ici. Un garçonnet de 10 ans, Icare, surnommé Courgette, voit sa mère, alcoolique invétérée, passer de vie à trépas alors qu’il lui a refermé la trappe de sa chambre au visage, de crainte qu’elle ne le batte encore.

Placé en orphelinat par la justice, le petit Courgette, désemparé, va devoir se familiariser avec ce monde d’enfants que la vie n’a pas plus épargnés que lui, et dont la solidarité, après des débuts un peu rudes et avec l’aide de quelques adultes bien intentionnés, va l’aider à se reconstruire.

Un côté artisanal touchant On se dira possiblement, à cette lecture, que les temps sont suffisamment durs comme ça pour s’infliger en famille une sortie à la Charles Dickens. Ce serait se tromper d’objet. Ma vie de courgette est un film humaniste, drôle et grave à la fois, évoquant des choses tragiques avec la politesse de la légèreté, et infiniment réconfortant au bout du compte. Il n’y a pas de mal à ça.

Son esthétique est également pour...

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