Des maisons construites sur le toit d'immeubles HLM

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À Nanterre, un site de huit immeubles HLM menacés de démolition a finalement été sauvé par un projet alternatif: celui d’accueillir 64 maisons individuelles... sur le toit de ces immeubles.

«Au rez-de-chaussée, dans mon HLM...», chantait Renaud en 1980. À Nanterre, c’est plutôt sur le toit que cela se passe, avec ce chantier de rénovation pour le moins insolite. Le concept: sur le secteur des Provinces françaises - un ilôt coincé entre l’université, la préfecture et les Terrasses - la construction de 64 maisons individuelles... à même le toit des immeubles HLM, qui regroupent déjà 488 logements. C’était la seule alternative pour éviter la démolition de ces HLM, raconte Le Parisien.

Au lieu d’être démolis, ces logements vont donc eux aussi faire peau neuve. La première phase du chantier impliquait extension des salons et cuisines, changement des portes de paliers, remplacement des ventilations…La deuxième phase du chantier est sur le point de démarrer: la construction des maisons sur le toit des huit bâtiments HLM. Il s’agit de vraies maisons individuelles, construites sur un ou deux étages, dont la surface ira de 48 à 85 mètres carrés. Elles seront desservies par des coursives.

27 millions d’euros de coût global

Le site ne sera donc pas rasé, ce qui était prévu à l’origine. «Les loyers de ces futurs logements permettront d’équilibrer financièrement la rénovation des logements existants. Sinon, cela aurait été impossible», explique l’office municipal HLM de Nanterre. Précision: ces maisons individuelles seront, elles-aussi, des logements sociaux. Le coût des loyers sera par ailleurs un peu plus élevé que ceux des logements rénovés.

Quelle sera la facture? Le coût total du projet immobilier se chiffre à environ 27 millions d’euros. Sur cette somme, un peu moins de la moitié sera consacré à la construction des maisons. L’entreprise GTM a choisi le bois comme matériau principal pour construire ces maisons. «C’est un matériau noble, léger et rapide à poser, explique au Parisien Alain Mary, responsable du chantier chez GTM. Tout est préfabriqué avant. Les morceaux sont installés sur place avec des grues, comme des Lego.» Ce chantier sera également l’occasion d’ajouter des ascenseurs. Les travaux doivent s’achever fin 2017.

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