Des logements miniatures dans les égouts de Milan

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EN IMAGES - Une cuisine minuscule, une douchette et un boudoir, voilà ce qu’on peut trouver dans les bouches d’égouts abandonnées de Milan. Pas de quoi vivre mais plutôt de quoi faire réfléchir, pour l’artiste Biancoshock.

Après le cagibi parisien de 5 m² vendu pour 42.000 euros, toujours plus petit, horrible et ridicule? Non, ces anciennes bouches d’égout qui font peau neuve à Milan ne sont pas destinées à être habitées. Cette série de trois pièces miniatures installées dans ces cavités qui ne font pas plus d’un mètre carré est une réalisation de l’artiste Biancoshock. L’homme qui se présente comme un «éphéméraliste» a ainsi conçu une cuisine toute équipée bien qu’un peu kitch, une douchette carrelée et un boudoir décoré faisant la curiosité des visiteurs.

Le but de l’artiste: faire réfléchir le public aux conditions de vie de nombreuses personnes en situation de précarité extrême. Pour cette œuvre si bien nommée «Borderlife» (la vie en marge), il s’est notamment inspiré de ces centaines d’hommes, femmes et enfants qui vivent dans les égouts de Bucarest en Roumanie. Ils seraient près de 5000 à vivre de petits boulots, de vente de drogue et de prostitution dans ces sous-sols qu’ils ont commencé à aménager après la révolution roumaine, en 1989.

Au-delà de ces égouts aménagés à sa manière, l’artiste Biancoshock s’est surtout illustré dans le street art à travers de nombreux pays: de la Croatie à la République Tchèque en passant par l’Allemagne, la Malaisie, la Norvège ou encore la France. Son œuvre est à découvrir notamment sur son site.

Dans les égouts de Bucarest

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