Des labos aux pelouses, le ballon au centre de toutes les attentions

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Des labos aux pelouses, le ballon au centre de toutes les attentions
Des labos aux pelouses, le ballon au centre de toutes les attentions

Ça paraît con, un ballon. Mais c'est toute une histoire. Passés du cuir au synthétique, les fabricants rivalisent d'idées et de techniques pour développer de nouvelles technologies. Et tant pis si parfois, les joueurs font la gueule...

" Beau Jeu ", c'est son nom, a été développé dans le plus grand secret pendant près de 18 mois avant d'être finalement présenté au public par celui qui transformait le cuir en or, Zinédine Zidane. Ce nouveau ballon reprend certaines innovations qui avaient fait la réputation du " Brazuca ", utilisé lors du Mondial au Brésil, tout en ayant subi, nous précise la marque aux trois bandes, " des améliorations au niveau de l'adhérence, de la trajectoire et de la visibilité. " L'innovation, voilà le maître-mot des concepteurs de ballon rond.

Le cuir est mort, vive le synthétique !


Le ballon, élément central du football par nature, est souvent perçu par les non-initiés comme un banal objet, un jouet, dont la conception n'aurait rien de sorcier. C'est tout le contraire en réalité. Loin d'être un joujou, le ballon de football est au centre de toutes les attentions. Sa conception, prise très au sérieux par les spécialistes, est un travail titanesque qui nécessite des mois de recherches, de créations et de tests. La professionnalisation du football et son développement à l'échelle planétaire ont changé cette simple sphère de jeu en un objet scientifique hautement bichonné. Ayant laissé le cuir au placard depuis le milieu des années 80 (avec l'apparition de l'Azteca Mexico au Mondial 86), les ingénieurs font désormais uniquement appel à des matériaux synthétiques pour concevoir les chiques du futur. Avec ce que cela implique en matière de ressenti au toucher et de trajectoire : " La première chose qui frappe quand on joue avec les ballons d'aujourd'hui, c'est leur légèreté, lâche d'emblée Clément Maury, le gardien de but du Gazélec. Ce qui m'avait marqué il y a une petite dizaine d'années avec le ballon Adidas en étoiles utilisé en Ligue des champions, c'est qu'il flottait énormément. En fait, tous les effets sont beaucoup plus marqués avec les ballons d'aujourd'hui. C'est-à-dire, par exemple, qu'un ballon enroulé va redescendre beaucoup plus vite qu'avec les modèles d'autrefois. " Pour Anthony Robic (AS Nancy) aussi, " le gros de l'évolution des ballons aujourd'hui se fait au niveau du poids du ballon. Ils sont de plus en plus légers, d'où les trajectoires un peu spéciales qu'ils peuvent avoir et qui surprennent les gardiens ".

Avantage…



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