Des jurés motivent leur verdict : une première judiciaire

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À Saint-Omer, des jurés ont dû justifier leur décision d'acquitter Béatrice Mathis, suite aux exigences de la Cour européenne des droits de l'homme. Pour Stéphane Durand-Souffland, chroniqueur judiciaire au Figaro , appliquer cette consigne dans tous les procès d'assises s'annonce très complexe.

«Il s'est passé quelque chose à Saint-Omer de très important», estime Stéphane Durand-Souffland, chroniqueur judiciaire au Figaro. La cour d'assises du Pas-de-Calais a en effet appliqué mercredi soir, pour la première fois en France, la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), qui demande aux jurys de répondre à des questions précises fondant leur verdict. Ne se contentant pas de se prononcer sur la culpabilité ou l'innocence de l'accusée, les jurés de la cour ont ainsi acquitté Béatrice Matis, poursuivie pour meurtre, après avoir répondu à une série de 16 questions. Des questions choisies par le président en concertation avec les parties civiles, le parquet et la défense.

«Le président de la cour d'assises avait annoncé dès le début du procès [jeudi dernier, ndlr] qu'en raison de l'arrêt de la CEDH, il poserait des questions détaillées aux jurés», raconte Stéphane Durand-Souffland, qui a assisté aux audiences. Jusqu'à prés

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