Des jeunes manifestent devant deux commissariats à Paris

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    PARIS, 6 avril (Reuters) - Près de 300 personnes ont 
manifesté dans la nuit de mardi à mercredi devant les 
commissariats des Ve et VIe arrondissements de Paris pour 
réclamer la remise en liberté de quatre manifestants, a indiqué 
la préfecture de police. 
    Les quatre personnes avaient été placées en garde à vue en 
raison des violences commises contre les forces de l'ordre lors 
d'une manifestation lycéenne, mardi matin dans le XIIe 
arrondissement de Paris, précise-t-elle dans un communiqué. 
    A partir de 22h30, des groupes de jeunes se sont rassemblés 
devant les deux commissariats puis ont bloqué la circulation le 
long de la Seine et boulevard Saint-Germain. 
    Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent que 
des manifestants ont jeté des projectiles et des barrières de 
chantier sur la façade des commissariats. 
    Les forces de l'ordre "ont dû intervenir pour interrompre un 
début de mise en place de matériels urbains", notamment des 
barrières de chantier, sur le boulevard Saint-Germain, indique 
pour sa part la préfecture de police. 
    Des manifestants ont lancé lors de cette intervention des 
projectiles sur les forces de l'ordre.  
    "Les manifestants refusant à plusieurs reprises de quitter 
les lieux malgré la demande qui leur avait été faite, les forces 
de l'ordre ont dû intervenir, employant la force strictement 
nécessaire et proportionnée pour rétablir la libre circulation", 
ajoute le communiqué. 
    La sixième "Nuit Debout" qui s'est déroulée au même moment 
place de la République à Paris a rassemblé plus de manifestants 
que les nuits précédentes, selon des participants. 
    Le mouvement né de l'occupation de la place de la République 
après la manifestation du 31 mars contre le projet de loi 
Travail s'est étendu dans la nuit de mardi à mercredi à une 
vingtaine de villes, notamment Nantes, Rennes, Lyon et Toulouse. 
    Plusieurs centaines de personnes ont participé à chacun des 
rassemblements, destinés, au-delà de l'opposition à la loi 
Travail, à susciter un "sursaut citoyen" dans l'esprit du 
mouvement des indignés en Espagne, en 2011. 
 
 (Gérard Bon, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • M3182284 il y a 8 mois

    Des moricauds viennent casser et,piller