Des jeunes manifestent devant deux commissariats à Paris

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PARIS (Reuters) - Près de 300 personnes ont manifesté dans la nuit de mardi à mercredi devant les commissariats des Ve et VIe arrondissements de Paris pour réclamer la remise en liberté de quatre manifestants, a indiqué la préfecture de police.

Les quatre personnes avaient été placées en garde à vue en raison des violences commises contre les forces de l'ordre lors d'une manifestation lycéenne, mardi matin dans le XIIe arrondissement de Paris, précise-t-elle dans un communiqué.

A partir de 22h30, des groupes de jeunes se sont rassemblés devant les deux commissariats puis ont bloqué la circulation le long de la Seine et boulevard Saint-Germain.

Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent que des manifestants ont jeté des projectiles et des barrières de chantier sur la façade des commissariats.

Les forces de l’ordre "ont dû intervenir pour interrompre un début de mise en place de matériels urbains", notamment des barrières de chantier, sur le boulevard Saint-Germain, indique pour sa part la préfecture de police.

Des manifestants ont lancé lors de cette intervention des projectiles sur les forces de l'ordre.

"Les manifestants refusant à plusieurs reprises de quitter les lieux malgré la demande qui leur avait été faite, les forces de l’ordre ont dû intervenir, employant la force strictement nécessaire et proportionnée pour rétablir la libre circulation", ajoute le communiqué.

La sixième "Nuit Debout" qui s'est déroulée au même moment place de la République à Paris a rassemblé plus de manifestants que les nuits précédentes, selon des participants.

Le mouvement né de l'occupation de la place de la République après la manifestation du 31 mars contre le projet de loi Travail s'est étendu dans la nuit de mardi à mercredi à une vingtaine de villes, notamment Nantes, Rennes, Lyon et Toulouse.

Plusieurs centaines de personnes ont participé à chacun des rassemblements, destinés, au-delà de l'opposition à la loi Travail, à susciter un "sursaut citoyen" dans l'esprit du mouvement des indignés en Espagne, en 2011.

(Gérard Bon, édité par Yves Clarisse)

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  • M940878 il y a 12 mois

    quels jeunes ?