Des Japonais à Pyongyang fin octobre pour parler des enlevés

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TOKYO, 22 octobre (Reuters) - Des responsables japonais effectueront une visite à Pyongyang les 28 et 29 octobre pour presser les autorités nord-coréennes de donner des informations sur le sort des Japonais enlevés dans les années 1970 pour former des espions, a déclaré mercredi le Premier ministre nippon, Shinzo Abe. La Corée du Nord montre des signes d'ouverture ces derniers temps : un des trois Américains détenus sur son sol vient d'être libéré et, début octobre, les deux Corées sont convenues de renouer le dialogue à l'occasion d'une visite aussi exceptionnelle qu'inattendue de dignitaires nord-coréens dans la ville sud-coréenne d'Incheon. Le Japon a assoupli en juillet certaines sanctions visant la Corée du Nord, en échange de la réouverture par le Nord du dossier des victimes d'enlèvements, et il espérait obtenir depuis lors un rapport initial d'enquête. Mais Pyongyang a affirmé en septembre n'avoir aucune précision nouvelle à signaler et a invité des responsables japonais en visite. Pyongyang a reconnu en 2002 avoir kidnappé 13 Japonais dans les années 1970, et cinq d'entre eux ont pu regagner leur pays d'origine. La Corée du Nord affirme que les huit autres sont morts, mais les autorités japonaises contestent cette affirmation et la police nipponne pense qu'au total, ce sont peut-être 860 Japonais qui ont été enlevés par les agents nord-coréens, afin qu'ils forment à Pyongyang des espions à se faire passer pour des Japonais. "Nous avons dit tout le temps que la Corée du Nord devait résoudre cette affaire, sans quoi rien ne pourrait avancer à l'avenir. Cela sous-entend un dialogue, et à ce stade le dialogue vient seulement de commencer", a dit Shinzo Abe. (Elaine Lies; Eric Faye pour le service français)

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