Des hommes politiques brésiliens cités dans les "Panama papers"

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    BRASILIA, 4 avril (Reuters) - Des responsables politiques de 
sept partis brésiliens sont cités comme clients du cabinet 
juridique panaméen Mossack Fonseca, au coeur de révélations sur 
l'évasion fiscale à l'échelle mondiale, rapporte lundi le 
journal O Estado de Sao Paulo. 
    Le quotidien fait partie d'une centaine d'organes 
d'informations du monde entier qui ont publié ce week-end les 
conclusions d'une vaste enquête s'appuyant sur plus de 11,5 
millions de documents en provenance du cabinet Mossack Fonseca, 
basé au Panama, classé comme paradis fiscal.  
    O Estado relève que parmi les noms cités sur les fichiers 
divulgués dans le cadre de ces investigations figurent des 
responsables du PMDB, le plus grand parti du Brésil qui vient de 
rompre avec la présidente Dilma Rousseff.  
    Le Parti des travailleurs de la chef de l'Etat n'apparaît 
pas, mais la liste comprend au moins 57 individus ou sociétés 
qui font déjà l'objet d'une enquête dans le cadre du scandale 
Petrobras.  
    Le directeur de Mossack Fonseca, Ramon Fonseca, a nié toute 
infraction mais il a expliqué que le cabinet avait été victime 
d'un piratage "limité" de ses bases de données. 
    En janvier, le parquet brésilien avait accusé Mossack 
Fonseca d'avoir aidé des membres du Parti des travailleurs à 
blanchir de l'argent grâce à l'achat d'appartements en bord de 
mer.  
    Le cabinet panaméen avait alors dit avoir été "inclus de 
manière injuste et erronée dans des affaires dans lesquelles il 
n'a aucune implication".  
 
 (Silvio Cascione; Jean-Stéphane Brosse pour le service 
français) 
 
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