Des hommes armés pénètrent dans un lycée marseillais

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INTRUSION D'HOMMES ARMÉS DANS UN LYCÉE À MARSEILLE
INTRUSION D'HOMMES ARMÉS DANS UN LYCÉE À MARSEILLE

MARSEILLE (Reuters) - Deux hommes armés ont pénétré mardi matin dans un lycée des quartiers Nord de Marseille à la poursuite d'un élève qui a finalement trouvé refuge dans le bureau du proviseur, a-t-on appris de source policière.

Selon les premiers éléments de l'enquête, le lycéen aurait donné un coup de pied dans la portière d'un véhicule qui a failli le renverser à proximité de cet établissement scolaire, le lycée Diderot, situé dans le XIIIe arrondissement de la ville.

Il a été pris en chasse par six individus, dont deux ont pénétré dans le lycée armés d'un couteau et d'une arme de poing, avant de parvenir à se réfugier dans le bureau du proviseur.

Ses agresseurs, qui n'ont aucun rapport avec le lycée, ont rebroussé chemin devant la détermination du personnel et des nombreux élèves déjà présents dans l'établissement, non sans proférer injures et menaces de mort à l'encontre de ceux qui avaient tenté de s'interposer.

"On a frôlé une catastrophe qui n'a été évitée que grâce au courage et au sang-froid du personnel de surveillance du lycée. Diderot est un immense établissement particulièrement difficile à surveiller. Le personnel avait demandé lors de la dernière rentrée un renfort d'effectifs pour améliorer la sécurité", a dit à Reuters le secrétaire académique du SNES, Laurent Tramoni.

"L'ensemble des personnels et des élèves du Lycée Denis Diderot sont particulièrement choqués et se sentent abandonnés face à l'escalade de la violence. Ils ont à de nombreuses reprises alerté les autorités sur ces faits, sans effet réel", disent les personnels de l'établissement dans un communiqué.

Ils demandent que des mesures exceptionnelles soient prises, à la "hauteur de la gravité de cette situation", pour que leur lycée devienne "le lieu pacifié, d'apprentissage et de vie, auxquels les élèves comme les personnels ont droit au coeur d'un territoire laissé à l'abandon".

Les enseignants ont suspendu leurs cours en fin de matinée en faisant valoir leur droit de retrait, estimant que leur sécurité et celle de leurs élèves n'était plus assurée et demandant à l'administration et aux pouvoirs publics de "rétablir d'urgence les conditions propices à l'exercice de leur mission".

Jean-François Rosnoblet, édité par Patrick Vignal

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  • occulti1 le mardi 23 oct 2012 à 19:06

    On est en France ?...............

  • M5850553 le mardi 23 oct 2012 à 18:56

    Et le g auchos "angélisme exaserbé" qui vous disent : mais non!!il n'y a aucune menace!!...revez!!!!!

  • M5850553 le mardi 23 oct 2012 à 18:50

    occulti1 : Tu baisse déja le froc toi????au contraire faut en déssouder un ou deux!!tu verra çà les calmera!!on est en france ou pas???

  • occulti1 le mardi 23 oct 2012 à 17:19

    Seule solution:faut leur abandonner les territoires occupés.

  • big_deal le mardi 23 oct 2012 à 17:06

    j'aurais fait pareil , un grand coup de pied dans la portière !

  • M8563837 le mardi 23 oct 2012 à 16:58

    ca y est, la guerre civile est declarée. Bravo l'élite.