Des hélicoptères de l'Onu bombardent des rebelles en RDC

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    par Aaron Ross 
    KINSHASA, 2 décembre (Reuters) - Des hélicoptères des 
Nations unies ont bombardé mardi des positions de rebelles 
islamistes ougandais près de la frontière nord-est de la 
République démocratique du Congo (RDC) en représailles à de 
récentes attaques meurtrières, a déclaré le commandant de la 
mission de l'Onu en RDC (Monusco). 
    Les islamistes des Forces démocratiques alliées (ADF) ont 
attaqué dimanche des bases militaires près de la ville 
d'Eringeti. Ces attaques ont fait une trentaine de morts, dont 
sept civils tués à la machette dans un hôpital.  ID:nL8N13P1KT  
    Des hélicoptères de l'Onu ont tiré mardi des missiles sur 
des positions des ADF au sud-est d'Eringeti, a déclaré le 
général Jean Baillaud, commandant par intérim des forces de la 
Monusco, à Reuters. 
    Il a dit penser que les rebelles avaient subi des pertes. 
    L'armée congolaise a déclaré ne pas avoir participé à ces 
frappes. 
    Le gouvernement congolais et la Monusco accusent les ADF de 
plusieurs massacres ayant coûté la vie à plus de 500 civils 
depuis octobre 2014. Selon des spécialistes de la région, 
d'autres groupes armés ou des bandes criminelles pourraient être 
impliqués dans ces violences. 
    Alors que l'armée et la Monusco s'emploient à réduire les 
violences dans l'est de la RDC, foyer d'une guerre régionale 
ayant fait des millions de morts entre 1998 et 2003, le 
président congolais Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, est 
censé passer la main lors de l'élection présidentielle prévue en 
novembre 2016. 
    Joseph Kabila n'a pas encore dévoilé ses intentions mais ses 
détracteurs lui prêtent la volonté de solliciter un nouveau 
mandat, ce que la Constitution lui interdit en l'état. 
    Le chef de l'Etat a lancé samedi un appel à un dialogue 
national avant l'élection présidentielle. 
    Dans un communiqué publié mardi, le principal parti 
d'opposition, l'Union pour la démocratie et le progrès social 
(UDPS), dit qu'il "ne sent pas concerné par la dialogue tel 
qu'annoncé par M. Kabila" et réclame à l'Onu la désignation d'un 
médiateur international. 
    A Lubumbashi, dans le sud-est minier du pays, la police a 
tiré des grenades lacrymogènes pour empêcher les supporters du 
TP Mazembe de se rendre au stade pour écouter un discours du 
propriétaire de ce club de football, Moïse Katumbi, affirme le 
club sur son site internet. 
    Ex-gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi a démissionné en 
septembre du parti de Joseph Kabila et il est considéré comme un 
probable candidat à la présidentielle. 
 
 (Bertrand Boucey pour le service français) 
 
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