Des gares et des transports bruyants

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La Semaine du son dénonce le bruit dans les lieux publics et les transports collectifs.

Gare du Nord, 8 heures du matin, dans la grande verrière qui surplombe les voies des trains de banlieue et des RER en sous-sol. Un RER vient sûrement d'arriver: un flot de personnes émerge des escalators et se hâte vers l'extérieur. Le sonomètre de Christian Hugonnet, ingénieur acousticien et président de la Semaine du son (*), affiche près de 80 décibels (dB), le bruit au bord d'une autoroute. Dans les trains et dans le métro, on ne passe jamais au-dessous de la barre des 70 dB.

Peu à peu, la foule tarit. L'impression est étrange: il n'y a plus de source sonore visible mais il y a pourtant encore beaucoup de bruit. Le sonomètre affiche 70 dB, le niveau sonore d'un moteur de camion. Mais, ici, la rumeur est diluée dans l'immense verrière. «On est dans une sorte de brouillage sonore. On ne sait pas d'où viennent les sons, ils sont complètement délocalisés», analyse Ch...



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