Des frappes aériennes nécessaires en Syrie-Hollande

le , mis à jour à 21:45
0

(Ajoute Le Drian, détails) PARIS, 14 septembre (Reuters) - Des frappes aériennes contre les positions de l'Etat islamique en Syrie seront nécessaires, a déclaré François Hollande lundi, une semaine après avoir annoncé l'engagement de l'aviation française. "Nous avons commencé des vols de reconnaissance permettant d'envisager des frappes si c'était nécessaire, et ça sera nécessaire en Syrie", a-t-il dit à la presse en marge d'une rencontre avec son homologue nigérian, Muhammadu Buhari. Le président français a annoncé lundi dernier, lors de sa conférence de presse, que l'aviation française effectuerait ces vols en préalable à d'éventuelles frappes contre des positions de l'Etat islamique. Ces vols ont débuté mardi dernier. Le Parlement débattra mardi de cette intervention. Jusqu'alors, la France avait joint ses forces aux interventions de la coalition internationale qui vise l'Etat islamique (Daech) uniquement en Irak. Mais l'ampleur de l'exode syrien vers les pays voisins et l'Europe, qui voit cette dernière tenter de s'entendre sur un vaste plan d'accueil des réfugiés, a incité François Hollande à modifier sa position. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avait un peu plus tôt expliqué que l'engagement français était devenu inévitable pour ne pas avoir d'"angle mort". "La stabilité de ce que d'aucuns appellent la poudrière du monde et notre propre sécurité sont intimement mêlées", avait-il dit à l'université de la Défense, à Strasbourg. "Pour la France, c'est un engagement nécessaire car la donne a changé et nous ne pouvons plus nous permettre de laisser la Syrie, principal repaire de Daech, demeurer un angle mort de notre action au Levant." François Hollande recevait lundi le nouveau président du Nigeria pour évoquer notamment la lutte contre le groupe islamiste Boko Haram, qui multiplie les attentats dans les pays autour du lac Tchad. "Boko Haram est lié à Daech et donc reçoit des aides et soutiens de ce groupe. La lutte contre Boko Haram, c'est la lutte contre Daech et nous ne pouvons plus distinguer les terrorismes selon les régions. C'est le même terrorisme inspiré par les mêmes idéologies de mort", a dit François Hollande. Muhammadu Buhari a pour sa part affirmé que l'objectif des pays de la région était d'en finir avec Boko Haram d'ici le mois de mai prochain. (John Irish, avec Marine Pennetier à Strasbourg, édité par Gregory Blachier)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant