Des frais trop élevés dans 40% des agences immobilières

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INFOGRAPHIE - Publiée il y a un an, la loi Alur impose notamment un plafond pour les frais d'agence immobilière lors d'une location. Selon une étude de l'association CLCV, 42% des agences n'appliquent toujours pas cette règle.

C'était l'une des promesses fortes de la loi Alur: faire baisser les frais d'agence pour les locataires. Un an après la publication de cette loi consacrée au logement, il faut croire que le compte n'y est pas selon une étude de l'association CLCV (Consommation, logement et cadre de vie) publiée ce mercredi.

Légalement, depuis le 15 septembre 2014, les frais d'agence à la charge du locataire (pour couvrir les frais de visite du logement, constitution de dossier, bail...) sont plafonnés selon la surface habitable du logement. Le maximum est fixé à 12 euros le m² dans les zones les plus tendues (Paris et la première couronne), 10 euros dans les zones tendues (le reste de l'agglomération parisienne et 26 autres grandes villes telles que Lyon, Aix-Marseille, Toulouse, Bordeaux ou Nice). Partout ailleurs, le plafond est à 8 euros le m². À ce tarif, le professionnel peut encore ajouter 3 euros par mètre carré s'il dresse l'état des lieux. Une mesure qui permet de substantielles économies pour les locataires, surtout en région parisienne.

Pour contrôler le respect de cette obligation, la CLCV a relevé les pratiques de 938 agences réparties dans 40 départements, vérifiant à chaque fois si le montant des honoraires d'agences est affiché et s'il n'est pas trop élevé. Le bilan n'est guère satisfaisant.

Sur l'ensemble des agences visitées, seules 76 % affichent effectivement les tarifs pratiqués. Et parmi celles qui respectent l'obligation d'affichage, il en reste encore 42% qui ne respectent pas les plafonds au mètre carré (voir ci-dessous, le découpage par région). Même si l'association relève que les grands réseaux (Century 21, Orpi, Foncia etc.) sont globalement de meilleurs élèves avec un taux d'affichage conforme de 66% (contre 58% en moyenne), elle souligne que «ce retard est absolument inexcusable et ne saurait être mis sur le dos d'un quelconque délai nécessaire d'adaptation».

Dans ces conditions, la CLCV réclame que la Commission de contrôle prévue par la loi Alur soit mise en place sans délai afin de sanctionner les abus constatés. Elle souhaite également que le plafonds des honoraires de location soient revus à la baisse dans les zones non tendue, où les économies pour les locataires restent minimes..

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  • mfouche2 le mercredi 25 mar 2015 à 15:22

    Et les frais sur les ventes immobilières. Ces "porteurs de clefs" se mettent 6 à 7% du prix de vente dans la poche juste pour faire visiter. La plupart sont nuls , ne connaissent même pas les biens qu'ils font visiter , n'apportent aucune valeur ajoutée. Souvent même ils se "trompent" sur les surfaces des biens sur le niveau des charges....

  • fortunos le mercredi 25 mar 2015 à 13:55

    Un solution pour eviter ces picsous,traiter de particulier a particulier