Des familles s'interrogent sur le rôle des militaires au Bataclan

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    PARIS, 16 septembre (Reuters) - L'avocat de familles de 
victimes de l'assaut du Bataclan le 13 novembre dernier à Paris 
a déposé un recours pour savoir pourquoi huit soldats de 
l'opération Sentinelle présents sur les lieux ce soir-là 
n'étaient pas intervenus. 
    Me Gérard Chemla a expliqué qu'il avait fait le mois dernier 
une demande d'acte devant le juge d'instruction, mais que le 
magistrat avait rejeté sa requête.  
    "J'ai donc fait appel devant la chambre de l'instruction de 
la cour d'appel de Paris", a-t-il dit à Reuters, confirmant une 
information BFM TV, qui a révélé l'information.    
    Les familles veulent comprendre la "désorganisation 
générale" qui a fait que les forces de l'ordre - à l'exception 
d'une petite équipe de la Brigade anticriminalité (BAC) - ont 
mis trois heures pour intervenir, selon l'avocat.   
    "Les soldats n'ont pas eu l'autorisation d'intervenir alors 
que des personnes agonisaient. Pourquoi des gens en armes ne 
sont pas intervenus ?". 
    Un représentant des commissaires de police avait révélé en 
mars dernier devant la commission d'enquête parlementaire sur 
les attentats que des militaires de Sentinelle, présents près du 
Bataclan, avaient refusé d'intervenir comme le leur demandait un 
policier arrivé sur les lieux. 
     Les soldats ont expliqué qu'ils n'avaient pas reçu l'ordre 
d'intervenir et l'un d'eux a même refusé de prêter son fusil 
d'assaut au policier, avait témoigné Jean-Luc Taltavull, 
secrétaire général adjoint du syndicat des commissaires. 
    "Le détachement Sentinelle a dit : 'Non, j'ai pas d'ordres 
pour bouger'. Alors il a dit : 'Alors passe moi ton Famas (fusil 
d'assaut, NDLR)'. L'autre évidemment, son arme il n'allait pas 
la lâcher", avait-il raconté. 
    Postés devant la sortie de secours du Bataclan, où un 
commissaire de police avait réussi à tuer l'un des assaillants, 
les policiers de la BAC avaient essuyé des rafales de 
Kalachnikov. 
    Pour Jean-Luc Taltavull, cette épisode démontrait qu'il 
fallait mieux définir les rôles en cas d'attaque terroriste. 
    Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian avait justifié 
en juin dernier devant la même commission d'enquête la passivité 
des militaires par le fait qu'ils n'avaient pas reçu d'ordre en 
ce sens du préfet de police.  
    "Le prêt d'une arme est contraire à toutes les règles 
d'engagement. En outre (ces militaires) ne sont pas formés aux 
interventions en présence d'otages", avait-il ajouté. 
 
 (Gérard Bon, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • dotcom1 le vendredi 16 sept 2016 à 16:02

    Tout simplement parce que les militaires ne font pas dans le détail.

  • eric2990 le vendredi 16 sept 2016 à 15:44

    " En outre (ces militaires) ne sont pas formés aux interventions en présence d'otages"alors quesqu ils foutent là??