Des entreprises allemandes songent à investir dans Deutsche Bank

le
1
A statue is pictured next to the logo of Germany's Deutsche Bank in Frankfurt
A statue is pictured next to the logo of Germany's Deutsche Bank in Frankfurt

par Edward Taylor et John O'Donnell

FRANCFORT (Reuters) - De grandes entreprises allemandes ont discuté entre elles de la possibilité de prendre une participation symbolique dans Deutsche Bank pour l'aider à surmonter ses difficultés actuelles, a déclaré à Reuters un dirigeant de l'une de ces sociétés.

Ces discussions impliquent une poignée d'entreprises de premier plan et portent sur la conclusion d'une alliance de circonstance pour acheter une participation relativement faible dans Deutsche Bank, mais suffisante pour aider la banque à convaincre d'autres investisseurs, a dit le dirigeant de l'une des principales entreprises cotées sur l'indice Dax à la Bourse de Francfort.

"Il y a eu des échanges et des discussions à ce sujet", a dit cet entrepreneur, même si aucune décision n'a été prise.

D'après le journal Handelsblatt, l'injection de capital évoquée serait inférieure à 5 milliards d'euros. Deutsche Bank a refusé de s'exprimer sur ce point.

Une telle initiative représenterait une inversion des rôles par rapport à l'époque du miracle économique allemand, de l'après-guerre jusqu'aux années 1990, quand Deutsche Bank possédait des pans de l'industrie allemande et venait en aide aux entreprises en difficulté.

Elle marquerait aussi la résurgence de "Deutschland AG", un réseau informel dominé par les grands patrons de l'économie allemande qui protégeait les entreprises vulnérables face aux attaques du marché, aux risques de faillite ou aux tentatives hostiles de rachat.

Deutsche Bank était au coeur de ce réseau. Elle a notamment possédé 28% du constructeur automobile Daimler-Benz, 25% du distributeur Karstadt, 100% du sidérurgiste Klöckner et 23% du producteur de sucre Südzucker.

Deutsche Bank s'est ensuite éloignée au cours des années 2000 de ce rôle de soutien à l'industrie allemande au profit d'activités plus spéculatives qui sont en partie à l'origine de ses déboires actuels depuis la crise financière internationale de 2007-2009.

(Bertrand Boucey pour le service français, édité par Patrick Vignal)


Valeur associée
  Libellé Bourse Dernier Var. Vol.
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M1077042 il y a 2 mois

    en france cela serait il possible avec les entreprises si les banques avit un probléme ??les allemands montres une solidarité économique !!