Des éléments porteurs tant pour les actions que pour le crédit

le
0
(NEWSManagers.com) - La crise est toujours là. " Après une année 2010 dominée par l'utilisation, jusqu'à épuisement parfois des munitions budgétaires, l'année 2011 s'annonce, une nouvelle fois, plus que jamais entre les mains des banquiers centraux, y compris sur le terrain du change" , estime Romain Boscher, directeur des gestions de Groupama Asset Management.

Le point de départ quantitatif des différentes zones est notablement différent avec une croissance mondiale espérée à 4,5% alors que les Etats-Unis voient leur potentiel limité à 2,5% et l'Europe à 1,6%. Ce potentiel s'appuie avant tout sur la dynamique de consommation, forte en Chine mais modeste en Europe.

En 2011, la réalité de la croissance européenne sera malheureusement inférieure pour deux raisons majeures. D'une part, les plans d'austérité mis en place par de nombreux pays vont constituer une ponction sur cette croissance. Ponction d'autant plus forte que Groupama anticipe un " multiplicateur fiscal" élevé, compte tenu de la concomitance préjudiciable de ces plans et de l'absence de dévaluation pour atténuer leurs effets. D'autre part, le désordre monétaire à l'?uvre associé à l'explosion des primes de risques exigées traduisent une moindre coopération internationale et sera aussi préjudiciable à la croissance dans son ensemble.

Dans ce contexte peu engageant où les pressions déflationnistes vont encore dominer, Groupama estime que la bonne santé relative des entreprises donne de l'attractivité aux actions et dans une moindre mesure au crédit. De nombreux éléments militent pour les marchés actions : des valorisations attrayantes, des rendements du dividende à leur plus haut historique, des résultats solides avec une progression attendue de près de 10% des bénéfices par action en Europe en 2011, des entreprises disposant de trésors de guerre confortables, ce qui permet d'envisager tant des rachats d'actions que des opérations de fusions et acquisitions. Reste le point d'interrogation du secteur financier, un poids majeur des indices : les banques, qui devraient bénéficier d'une courbe des taux pentue, souffrent de provisions encore potentiellement considérables liées à la débâcle immobilière (Etats-Unis, Espagne ou Irlande).


Autre classe d'actifs qui pourrait encore tirer son épingle du jeu en 2011, le crédit " corporate" par opposition au crédit " financier" qui souffre de tous les maux. La recherche de rendement dans un environnement de taux bas et de forte liquidité est toujours d'actualité. De même que la qualité fondamentale des entreprises avec des faibles taux de défaut et des bilans assainis. Mais là aussi, les zones d'ombre sont nombreuses : l'influence du risque souverain, les conséquences des changements réglementaires ou encore l'évolution des règles du jeu sur les dettes financières. Au total, la classe d'actifs conservera de l'attrait, mais il faut rester prudents dans l'allocation et très actifs dans la sélection.

info NEWSManagers

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant