Des effets thérapeutiques de la mode

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Être «in» à travers sa garde-robe garantit mieux-être, reconnaissance et distinction sociale. Mais jusqu'à quel point?

On appelait ça le mouvement «New Look». C'était juste après l'Occupation. «Malgré la pénurie, c'était avant tout au vêtement qu'allaient les premiers soucis, s'étonne l'écrivain Rezvani dans son essai La Femme dérobée (Éd. Actes Sud). Les rescapés de la dernière grande guerre s'endettaient et se ruinaient pour posséder le costume, la robe qui devaient les représenter non seulement aux moments importants de leur vie, mais tous les jours.» Une garde-robe élégante comme moyen possible de récupérer sa dignité après des années de déconsidération? Sans aucun doute.

Cette stratégie de renarcissisation collective appliquée à un pays en reconstruction vaut aussi pour l'individu. Et aujourd'hui tout comme auparavant, ainsi que l'observe Frédéric Godart, sociologue chercheur à l'Insead et auteur d'une récente Sociologie de la mode (Éd. de La Découverte). «Depuis la Renaissance, la mode est un outil de distinction de classe et d'ostentation. C'est l'un des m

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