Des écoles visées par des frappes au Yémen, selon Amnesty

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Des jeunes élèves appellent la coalition à cesser de viser des écoles. L'éducation au Yémen paie un lourd tribut à la guerre. Selon l'UNICEF, un enfant yéménite sur trois n'est plus allé à l'école depuis le début du conflit.
Des jeunes élèves appellent la coalition à cesser de viser des écoles. L'éducation au Yémen paie un lourd tribut à la guerre. Selon l'UNICEF, un enfant yéménite sur trois n'est plus allé à l'école depuis le début du conflit.

Ces attaques, entre août et octobre, ont tué cinq civils et perturbé l’enseignement pour plus de 6 500 enfants.

La coalition arabe placée sous commandement saoudien qui mène depuis le mois de mars des frappes au Yémen contre les rebelles chiites Houthis a visé des écoles, en violation du droit humanitaire, selon Amnesty International.

Dans un rapport publié le vendredi 11 décembre et intitulé « Nos enfants sont bombardés », l’organisation de défense des droits de l’homme a enquêté sur cinq frappes aériennes contre des écoles situées dans des territoires contrôlés par les rebelles, entre août et octobre 2015, qui ont tué cinq civils et en ont blessé 14, dont quatre enfants.

Même lorsque aucun écolier n’était présent au moment des attaques, les raids ont provoqué des destructions qui auront des conséquences à long terme, en entravant l’accès à l’éducation de 6 500 enfants dans les provinces de Hajjah, Hodeida et de Sanaa, selon l’ONG.

Dans certains cas, les écoles ont été touchées plus d’une fois, ce qui laisse penser, explique Amnesty, qu’elles étaient délibérément visées. Pourtant, l’organisation de défense des droits de l’homme assure qu’aucune preuve indiquant que les écoles étaient utilisées à des fins militaires n’a été trouvée.

Depuis le début de ses frappes, la coalition est régulièrement accusée de viser des cibles civiles. Ces accusations sont toujours démenties, et la coalition affirme que ses frappes ne visent que les rebelles. Plusieurs dizaines de centres de soins ont pourtant été touchés par des frappes : fin octobre, l’un d’entre eux, géré par Médecins sans fron...

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