Des droits de vote de Nissan dans Renault pas d'actualité-Macron

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STRASBOURG, 28 avril (Reuters) - La question d'octroyer à Nissan 7201.T des droits de vote dans Renault RENA.PA , en contrepartie du renforcement des pouvoirs de l'Etat dans le constructeur français, n'est pas du tout d'actualité, a déclaré mardi le ministre de l'Economie Emmanuel Macron. "On n'en est absolument pas là", a déclaré le ministre, en réponse à une question sur l'introduction éventuelle de droits de vote pour le partenaire japonais de Renault. "Vous savez qu'aujourd'hui, Nissan n'a pas de droit au sein de l'entreprise aux termes même de la loi puisque Renault est en situation de contrôler Nissan. Je n'ai pas de commentaire à faire sur ce sujet", a-t-il ajouté en marge d'un déplacement à Strasbourg. L'Etat a augmenté temporairement sa part dans Renault pour pouvoir bloquer, jeudi à l'assemblée générale, une résolution visant à bloquer l'application de la loi Florange qui prévoit l'attribution automatique de droits de vote doubles pour les actionnaires présents nominativement depuis deux ans au capital. Cette résolution est soutenue par le conseil d'administration du groupe et son PDG Carlos Ghosn, qui estime qu'un doublement des droits de vote de l'Etat, alors que l'autre grand actionnaire Nissan n'en détient aucun, modifierait l'équilibre au sein de l'alliance Renault-Nissan. L'Etat français et Nissan détiennent chacun 15% de Renault, tandis que le constructeur automobile français possède 43,4% de son partenaire japonais. (Gilbert Reilhac, avec Gilles Guillaume, édité par Jean-Michel Bélot)


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