Des donateurs de plus en plus connectés

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Le nombre de Français utilisant le don en ligne ne cesse de grimper. Selon une étude, les e-donateurs seraient plus réactifs lors d'une catastrophe naturelle.

Le baromètre des e-donateurs LIMITE-IFOP révèle que les Français sont de plus en plus familiarisés avec le don en ligne. Selon celui-ci, parmi les donateurs faisant régulièrement ou de temps en temps des dons, 26% ont adopté l'e-donation contre 74% qui ne l'utilisent que rarement ou jamais. Cela représente tout de même une augmentation de 3 points entre 2010 et 2016. Parmi tous ceux qui ont donné via internet, ils sont 44% à affirmer que ce mode de dons n'a pas diminué leurs dons dits «physiques» (chèques, prélèvements automatiques, dons en espèce). Laurent Terrisse, fondateur de l'agence LIMITE explique que «les donateurs trouvent qu'il y a une ‘normalisation du don en ligne', c'est même quasiment l'unique moyen de dons pour les moins de 35 ans». Ajoutant que «d'après nos baromètres, ceux qui donnent le plus sont en général ceux qui ont un revenu régulier ou élevé, et malgré la crise, ils ont tendance à donner de plus en plus».

Les Français sont plus amenés à faire des dons «d'urgence» en ligne lors des catastrophes naturelles. Ce fut le cas notamment en avril 2015 lors du tremblement de terre au Népal où 56% des personnes déclarant faire habituellement des dons d'argent «d'urgence» en ligne ont fait des dons aux associations via Internet. En comparaison, seulement 30% d'entre eux avaient fait des dons en ligne après les attentats de novembre à Paris. Laurent Terrisse, constate que les «catastrophes naturelles ont tendance à mobiliser les ‘donateurs classiques' qui donnent le plus (les plus de 65 ans). Ils sont de mieux en mieux ciblés par les associations». «Malgré l'aspect caritatif, c'est un domaine dans lequel il faut avoir une ‘offre', les associations savent bien comment cibler ce type de public» indique t-il.

Les jeunes de moins de 35 ans donnent de plus en plus en ligne

Des jeunes de plus en plus connectés... et de plus en plus généreux. D'après le baromètre, depuis 2010, la proportion de jeunes de moins de 35 ans déclarant faire des dons en ligne ne fait qu'augmenter, passant de 15% en 2010 à 22% aujourd'hui. L'étude note que bien qu'ils soient encore très minoritaires, les jeunes de moins de 35 ans - nettement moins réceptifs aux appels aux dons que les plus âgés - donnent de plus en plus. Selon Laurent Tarisse, «cette évolution pourrait être due à une meilleure utilisation des réseaux sociaux de la part des associations, ce qui leur offre une visibilité accrue auprès des jeunes». L'étude dévoile qu'ainsi, 61% des moins de 35 ans utilisent les réseaux sociaux pour faire des recommandations de dons auprès de leurs proches, soit une augmentation de 39 points entre 2010 et 2016. Cette forte hausse est toutefois à relativiser, elle s'observe également, de manière plus discrète, chez les plus de 35 ans.

Des causes comme le conflit syrien ou la crise des réfugiés ont reçu des dons en ligne plus importants de la part des jeunes de moins de 35 ans que ceux au-delà. Laurent Tarisse, fondateur de l'agence LIMITE, constate que c'est une «cause générationnelle». «On a été frappé par le potentiel de générosité des moins de 35 ans. Ce sont de petits gestes, c'est normal, ils sont généralement moins riches que les ‘donateurs classiques', mais font globalement preuve d'altruisme».

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