Des dividendes taxés à plus de 60 % !

le
5
Christian Eckert, secrétaire d'État au Budget, a accepté que les dividendes soient soumis aux cotisations sociales, réveillant la fronde des entrepreneurs.
Christian Eckert, secrétaire d'État au Budget, a accepté que les dividendes soient soumis aux cotisations sociales, réveillant la fronde des entrepreneurs.

Le mouvement des Pigeons va-t-il renaître ? Deux ans après avoir tenté de taxer fortement les plus-values de cession des entreprises, le Parlement récidive avec l'approbation du gouvernement. Le groupe socialiste a fait voter un amendement assujettissant les dividendes des chefs d'entreprise aux cotisations sociales. Non content que les bénéfices soient taxés à l'impôt sur les sociétés à 33 % (voire 38 % pour les grandes entreprises) ; que les dividendes soient imposés au taux marginal de l'impôt sur le revenu (45 % pour les contribuables les plus aisés) après abattement de 40 %, qu'ils soient soumis aux prélèvements sociaux (CSG, CRDS...) à 15,5 % sur la totalité de leur montant, Christian Eckert, secrétaire d'État au Budget, a accepté qu'ils soient soumis aux cotisations sociales salariales. "Cela revient à taxer les dividendes à plus de 60 %", a calculé Jean-Christophe Fromentin, député UDI des Hauts-de-Seine, qui a constitué avec des entrepreneurs une cellule de veille qui examine l'impact des mesures prises par l'État dans ses projets de loi de finances. Rémunérations par dividendes Le gouvernement justifie la mesure par son souci de mettre fin à la pratique consistant pour certains dirigeants d'entreprise à se faire rémunérer non pas en salaire mais en dividendes. "Il existe d'autres moyens pour lutter contre certains abus sans pénaliser tous les chefs d'entreprise, sans dénaturer le propre du dividende qui est de...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • m.jourdi le mercredi 29 oct 2014 à 17:52

    dans le calcul de l'imposition il ne faut pas oublier l'ISF, ce qui fait que l'impôt peut dépasser très largement les 60%. Ce n'est pas avec de telles mesures que l'on va relancer l'investissement. Ces socialos sont complètement fous.

  • rodde12 le mercredi 29 oct 2014 à 16:59

    la France ce n'est pas la démocratie mais le centralisme démocratique. Autrement appelé le jacobinisme. Une faction s'érige en "bien pensant", prends le pouvoir et dicte ses volontés. Vous me direz que nous avons voté. Oui mais pour choisir le parti qui va nous gouverner. Et les règles de fonctionnement de ce parti sont tout, sauf légalement approuvées. L'élection du sénat est plus l'expression du peuple que celle de l'assemblée nationale. Ce parti explose, le RPR aussi virons les.

  • rodde12 le mercredi 29 oct 2014 à 16:58

    Si on veut que le secteur privé se développe et embauche il ne faut pas faire ça. Mais il y a des gens dont le fonds de commerce est la misère. Ils la développent par tout moyen en asphyxiant le privé en mettant le Smig au dessus de la valeur des salariés de sorte qu'ils restent au chômage et maintenant en privant d'intérêt toute ambition créatrice.

  • gregou le mercredi 29 oct 2014 à 16:11

    @jfvl Faut aussi prendre en compte l'abus des rémunérations de certain dirigeant : Entre leur salaire + les stock option + train de vie + les tickets des assemblées + retraites exceptionnelles + parachutes + ... Etc... de surcroît non indexé aux résultats.

  • jfvl le mercredi 29 oct 2014 à 15:37

    Une mesure supplémentaire pour décourager l'entreprenariat en France